Archives de l’auteur : Moret Jean-Charles

À propos Moret Jean-Charles

Fondateur de l'Association Pro Forteresse Co-fondateur de l'Association Fort Litroz

Fliegerfaut – Luftfaust – 3e Reich

Le « Fliegerfaust » (coup-de-poing antiaérien), également appelé « Luftfaust », est une invention allemande qui date de la fin de la seconde guerre mondiale. C’est le tout premier lance-roquettes antiaérien qui ait été spécifiquement conçu pour doter les fantassins d’une défense propre contre la menace venant du ciel. A ce titre, le Fliegerfaust peut donc être considéré comme l’ancêtre du lance-missiles américain actuel FIM-92 STINGER.

Historique

Cette arme a été développée en 1944 à la demande expresse de Hitler par la société allemande HASAG (Hugo Schneider AG) de Leipzig. Son intention était de réaliser une arme similaire au Panzerfaust (lance-roquettes anti-char) mais avec un usage anti-aérien. Le but était de doter l’infanterie d’une arme antiaérienne efficace, légère et peu encombrante, pour pouvoir se défendre contre les avions d’attaque au sol et les chasseurs bombardiers qui harcelaient alors la Wehrmacht sur tous les fronts.

Une commande pour 10 000 lanceurs et 4 millions de munitions fut passée. Dans les faits, seuls  80 lanceurs furent effectivement livrés dans les derniers jours de janvier 1945 à une unité de la Wehrmacht de Sarrebruck pour des essais pratiques sur le terrain.

Description et emploi

Cette arme, extrêmement simple et robuste, était constituée de deux parties principales : le lanceur, comportant 9 tubes groupés concentriquement, et le magasin de neuf roquettes. Chaque roquette avait un diamètre de 20 mm, pesait 90 g et possédait une tête explosive de 19 grammes.

Le chargement se faisait par l’arrière, en introduisant le magasin de neuf roquettes. Pour armer, le tireur comprimait un ressort sur le tube de poussée au moyen d’un taquet métallique avec sa main droite tout en maintenant la poignée de mise à feu de sa main gauche. Lorsqu’il pressait sur la détente, le ressort libérait le tube de poussée qui venait violemment percuter un générateur. Sous le choc, ce dernier produisait une impulsion électrique qui était transmise à l’arrière des roquettes par un câble électrique. Le combustible des projectiles s’enflammait. Deux salves espacées de 0,2 seconde étaient lancées, une première de cinq roquettes, puis une autre de quatre roquettes. Ce décalage avait pour but de réduire les vibrations de l’arme et d’augmenter la zone de dispersion des projectiles (60 m pour une portée de 500 m) pour garantir une meilleure chance de toucher. Les projectiles quittaient le tube à une vitesse de 350 mètres / seconde. La portée était de l’ordre de 300 à 500 mètres.

  • Longueur du lanceur : 140 cm
  • Poids avec magasin chargé : 6 5 kg
  • Diamètre des roquettes : 20 mm
  • Longueur de la chambre : 250 mm
  • Mise à feu : électrique
  • Vitesse initial du projectile : 350 m/s
  • Portée : 300 à 500 m

 

Ligne Siegfried – Pirmasens – Allemagne

Cet ouvrage souterrain, situé à une dizaine de kilomètres au sud de la ville allemande de Pirmasens et à 8 km de la frontière française, faisait partie de la fameuse « ligne Siegried » édifiée sur ordre de Hitler pour fortifier la frontière occidentale du IIIe Reich face à la France.

Cette ligne, construite par l’organisation Todt entre 1936 et septembre 1939 s’étendait d’Aix-la-Chapelle au nord jusqu’à la frontière suisse, près de Bâle, au sud.

Elle était organisée sur une profondeur d’une trentaine de kilomètres et comportait quinze à vingt-cinq petits ouvrages fortifiés au kilomètre carré. Soit un ensemble de 25 000 bunkers associés, aux points de passage les plus menacés, à des lignes antichars en dents de dragon. La ligne ne comportait que de petits ouvrages d’infanterie, en rien comparables à la puissance de feu des ouvrages d’artillerie de la ligne Maginot. Baptisé « Westwall » (mur de l’ouest) par les Nazis, la raison d’être de ce cordon défensif était moins d’interdire à l’armée française le franchissement de la frontière que de freiner et retarder son avance, le temps de permettre à la Wehrmacht de réduire l’armée polonaise pour se retourner vers l’ouest afin de défendre le sol de la mère patrie. Rendue inutile après la défaite éclair de la France en juin 1940 (Blitzkrieg), la « Ligne Siegfried » tomba dans l’oubli jusqu’en 1944. Suite à la libération de la France par les Alliés et à l’évacuation de l’hexagone par les troupes allemandes, elle servit de position de repli pour la Wehrmacht qui s’y retrancha solidement pour défendre farouchement le territoire du Reich. Elle fit l’objet de combats acharnés et fut enfoncée en octobre 1944 et en mars 1945 par les troupes américaines, avant d’être démantelée en 1949.

L’ouvrage présenté ici, l’un des plus gros, comporte un important réseau souterrain de tunnels, dont seule une partie a été achevé. Bien que d’intérêt modeste, il a été transformé en musée et renferme une collection intéressante d’uniformes, d’armes et de véhicules allemands.

Si vous passez dans cette région, consacrez un peu de temps à cette visite, car c’est très intéressant.

A2206 Fort d’artillerie de Vitznau – canton de Lucerne – Suisse

Cet ouvrage se situe au-dessus de la station de Vitznau (canton de Lucerne), au bord du Lac des 4 cantons.

Sa construction a débuté en décembre 1941 pour être terminé en janvier 1943, soit en 13 mois, ce qui est remarquable pour un ouvrage de cette importance.

L’armement de l’ouvrage 2 canons de 10,5 cm 39 L 42 SL avec affût à flasque. Leur portée est de 21 km. La cadence de tir est d’environ 7 à 8 coups par minute.

Les deux pièces barrent l’axe Lucerne-Stans et couvrent de leur feu la vallée qui conduit au col du Brunig, ainsi que l’Engelbergtal et protègent la place d’aviation de Buochs, sur la rive sud du Lac des 4 Cantons. Ils avaient également comme mission de d’interdire à l’ennemi une progression en bateau par le lac. Celui-ci présente un rétrécissement conséquent à cet endroit.

Une mitrailleuse défendait l’entrée de l’ouvrage.

Les magasins à munition contenaient 17’000 obus de 10,5 cm.

 L’équipage comptait 141 hommes.

L’ouvrage a été déclassifié et est utilisé en tant qu’hôtel en saison touristique. Les installation sont bien conservées à l’exception de certains dortoirs et des magasins à munition.

En bonne saison, vous pouvez passer une nuit dans ce fort d’artillerie et y prendre vos repas (pour groupe de 16 personnes au minimum).

Château de Thun – canton de Berne – Suisse

Le château est construit en deux étapes : la première entre 1180 et 1190 par le duc Berthold V de Zähringen et la seconde après 1218 par la famille de Kybourg. De la première période date encore le donjon et la salle du chevalier, situés à 14 mètres du sol ; la seconde voit l’adjonction d’un étage supplémentaire, la coiffe du donjon qui s’élève à plus de 40 mètres du sol, ainsi que les quatre tourelles d’angle.

Le château passe ensuite entre les mains de la famille de Kybourg-Berthoud en 1273. En 1322, Eberhard II y fait assassiner son frère, épisode connu sous le nom de « fratricide du château de Thoune » ; il vend ensuite ses droits féodaux à la ville de Berne en 1323, mais ne peut les acquérir définitivement qu’après la guerre de Berthoud en 13842. En 1429, une aile supplémentaire est ajoutée à l’ouest de l’ensemble, connue sous le nom de « neue Schloss » (nouveau château)3.

En 2006, le château est racheté par la ville de Thoune qui y installe le siège du tribunal régional de l’Oberland bernois jusqu’en 2009. Le château est inscrit comme bien culturel suisse d’importance nationale. Il abrite un musée historique local et accueille régulièrement des concerts et des manifestations publiques.

Château de Burgdorf (Berthoud) – canton de Berne – Suisse

Il y aurait eu à cet endroit des fortifications dès la fin du XIe siècle, durant le règne de Berthold de Rheinfelden (castellum Bertoldi ducis en 1080). Le duc de Zähringen, Bertold V, aurait apporté en 1210 des modifications aux constructions déjà existantes (in castello Burgdorf), avant que le château ne finisse entre les mains des Kybourg en 1218, puis de la famille Neu-Kybourg en 1273. Les Kybourg l’utilisèrent en même temps que Thoune comme centre de leur territoire bordant l’Aar. Après l’extinction progressive de cette dynastie, le château fut racheté par le canton de Berne en 1384, à la suite de la guerre de Berthoud. Les Bernois avaient accordé des droits particuliers à la ville de Berthoud. Un bourgmestre résidait dans le château qui faisait office de prison et de chancellerie.

Au milieu du XVIIIe siècle, le château fut habité par Friedrich Bondeli (17051761), le père de Julie Bondeli. Contrairement aux autres régions avec un château en possession de Berne, Berthoud ne fut pas converti en bailliage pendant plusieurs siècles et le sera finalement en 18031. De 1798 à 1804, Johann Heinrich Pestalozzi y installa son école ; dès 1804, le château servit de siège aux autorités.

wikipedia

A 6913 Ouvrage infanterie Grynau – Schwytz – Suisse

Historique

DuranntDurant  la Seconde Guerre mondiale, le fort de Grynau ,de 1939 à 1940, fut une zone clé dans le dispositif de la Linth qui couvrait, face à la frontière nord, le plateau suisse. Dans ce contexte, le fort de Grynau fut construit entre 1940 et 1942. L’inondation de la plaine de la Linth complétait le dispositif et représentait un obstacle remarquable..

Après la Seconde Guerre mondiale, le fort a été réarmé avec des armes modernes.. Le fort a été désarmé dans les années 1980.

La position IK 19 (voir sur le plan) tirait en direction du pont de Grynau sur la Linth et était équipé d’un canon d’infanterie de 4,7 cm. La position Mg 20 et Mg 16 étaient armés de mitrailleuses 11 et tiraient à l’est et au nord du pont sur la Linth. La position Mg 01, équipé d’une mitrailleuse 11 tirait à l’ouest du dispositif.

Une tourelle (Art Beob) située sur le point haut de l’ouvrage permettait à ’observateur de corriger les feux de l’artillerie.

Les positions Mg 17 tirait en direction sud, ainsi que la Mg E et la Lmg Süd . La Mg 18 tirait en direction est. Toutes ces positions étaient équipées de mitrailleuse 1 ou de fusil mitrailleur.

L’ouvrage abritait des stocks de vivre et de munitions, d’un réservoir d’eau, d’une centrale de production d’électricité ainsi que d’une cuisine et de logements pour la troupe.

Description technique

 Longueur des tunnels : env 1000 mètres

 Armement:
1 canon d’infanterie 35/41
Année de construction : 1935/1941
Poids 300 kg
Calibre 4,7 cm
Efficacité : de 200 m – 3000 m
Coups par minute 20

6 mitrailleuses Mg 11
Construction 1911
Poids 48 kg
Calibre 7,5 mm
Distance maximale de tir : 1500 m
400 coups par minute

3 fusils mitrialleurs LMG 25
Construction 1925
Poids 10,8 kg
Calibre 7,5 mm
Portée maximale e500 m

500 coups par minute

Après la modernisation:
1 canon ach  9 cm Pak 50/57
6 mitrailleuses Mg 51
3 fusils d’assaut Stgw 57 avec fixations pour tir au travers des portes blindées

 

 

A 4263 Fort d’artilleire de Reuentahl – Argovie – Suisse

Mise en chantier en 1937, l’ouvrage était destiné, en cas de conflit, a interdire le passage de forces militaires venant l’Allemagne à travers le Rhin dans un secteur s’étendant jusqu’au canal d’Albruck-Doggern. Cette construction, motivée par des considérations d’économie locale, avait pour but de détourner les eaux du fleuve, laissant un lit asséché au bas de la ville de Leibstadt.
Deux canons d’artillerie de 7,5 cm sous abris pouvaient tirer à une distance d’environ 10 à 11 km afin de soutenir par leur feu les troupes d’infanterie engagées pour combler et défendre la brèche laissée ouverte par la disparition de la protection naturelle qu’offrait le Rhin. L’ensemble de la forteresse était et reste entouré d’un réseau de défense rapprochée, fortins équipés de mitrailleuses, barbelés et obstacles anti-chars.
Entièrement autonome, le fort pouvait abriter l’effectif d’une batterie d’artillerie, soit environ 90 hommes, disposant de 2 groupes électrogènes, d’approvisionnement en eau indépendant, d’un bloc opératoire, d’une cuisine avec réfectoire et de locaux de stockage pour munitions et nourriture, sans oublier les dortoirs pour la troupe et l’installation de ventilation / filtration.
L’accès aux pièces d’artillerie, aux postes d’observation et aux emplacements de combat est assuré par de nombreux couloirs s’étendant sur près de 3 km, dont certains sont équipés de rails à écartement réduit pour permettre le transport de la munition sur de petits wagonnets.
La construction a été entièrement rénovée par les bénévoles de l’Association du Musée. Le fort, remis dans l’état où il se trouvait au début de la 2ème guerre mondiale, à retrouvé son armement ainsi que son équipement d’origine.
La dimension des locaux permet la présentation d’une rétrospective retraçant l’histoire de la fortification, grâce à des documents et du matériel, celle des mouvements d’extrème-droite en Suisse pendant la guerre, ainsi qu’une collection d’armes légères. Des expositions temporaires sont régulièrement organisées sur un thème particulier.
Une taverne, la « Barbara » , accueil les visiteurs plusieurs dizaines de mètres sous terre dans une ambiance particulière et conviviale offrant une cuisine simple et un grand choix de boissons.
A la sortie du fort, le baraquement de garde permet au visiteur de trouver des livres, de la documentation, des insignes militaires, des cartes postales et des objets pour collectionneurs.

A 7008 Fortin infanterie Rüstel – Schwytz – Suisse

Ce petit fortin d’infnterie se situe au nord du lac de Wägitalersee.

Il est équipé d’un canon antichar de 9cm et d’une mitrailleuse Mg 51.

Ce petit ouvrage vaut la peine d’être visité, car il est fort bien équipé et que la  présentation est parfaite

A 7347 Fort d’artillerie de Spitz – Schwytz – Suisse

Cet ouvrage a été construit  à partir de la fin de l’année 1941. Un deuxième ouvrage similaire(A7348)  a été construit sur la crête située en amont de l’ouvrage A7347.

L’une des particularités de ces ouvrages c’est que les cuisines, la plupart des magasins  de munitions et les casernements ont été construits en dehors de l’ouvrage.

Ils sont armés de canon de 7,5 cm L30, les canons classiques de l’artillerie de campagne au début du service actif.

Après 1945, les canons de campagne de 7,5 cm de l’artillerie de campagne ont été remplacés par des canons de 10,5 cm. En ce qui concerne les deux ouvrages mentionnés, les canons de 7,5 cm ont été retirés dans les années 1980.

En 2001, la Fondation qui possède les fortifications du canton de Schwytz  a repris de l’armée les deux ouvrages.  Un  groupe de travail a restauré les ouvrages en leur consacrant  d’innombrables heures de travail. Une réfection de la partie électrique a été entreprise et l’équpement d’origine de 1942 a été rétabli, y compris l’armement.

Sur plan A7347 ouvrage inférieur

E1                          entrée Sud

E2                           entrée Nord

A1                         toilettes

S                             local moteurs et alternateurs

T1                          niche téléphone

F1                          niche radio

B                             poste d’observation artillerie

MG                        locaux de combat avec mitrailleuse                       MG 11 et Lmg 25

M1 / M2              magasins munitions  1 et 2

G1 / G2                canons 7,5 cm L30

V                            Atelier

Z                             PCT (poste de conduite de tir) et centrale téléphonique

Armement:

2 canons de campagne de 7.5cm L30

1 mitrailleuse MG 11

1 fusil-mitrailleur Lmg 25

 

Cet ouvrage est très intéressant et peut être visité. Voici les adresses :

 

sattel@schwyzer-festungswerke.ch

Tel. +41 79 781 27 11

 

A 7360 PC avancé division 6 – Eggeli –  Schwytz – Suisse

Il s’agit d’un petit PC avancé de la division 6 durant la deuxième guerre mondiale, de 1941 à 1945.

Par la suite il a servi de central téléphique jusqu’à l’an 2000.

IL y beaucoup de matériel divers exposé.