Archives de l’auteur : Moret Jean-Charles

À propos Moret Jean-Charles

Fondateur de l'Association Pro Forteresse Co-fondateur de l'Association Fort Litroz

Imperial War Museum de Duxford – Angleterre

L’Imperial War Museum Duxford est une branche de l’Imperial War Museum située près de Duxford, dans le Cambridgeshire, en Angleterre.

Plus grand musée de l’aviation au Royaume-Uni, il expose notamment une collection d’avions britanniques et américains.

Le musée est organisé en six hangars thématiques dédiés à l’aviation, plus un reproduisant une salle de contrôle utilisée pour guider la chasse britannique contre les vagues de bombardiers allemands. Un huitième hangar contient un musée consacré aux véhicules terrestres.

Y sont restaurés et entretenus en état de vol un grand nombre d’avions, certains étant disponibles pour de courts vols touristiques (DH.89 Dragon Rapide, DH.82 Tiger Moth, T-6 Harvard, Supermarine Spitfire biplace)

Lors d’un voyage en Grande Bretagne, nous avons eu l’occasion de visiter l’Imperial War Museum de Duxford.

Les quelques photos en annexe ne peuvent pas vous donner une idée de la dimension de ce musée. En réalité, c’est un ancien aérodrome de la RAF (Royal Air Force) qui a été mis à disposition pour créer ce musée. Tout est maintenu en parfait état : piste de l’aérodrome, de nombreux bâtiments, toutes les halles pour les avions, les ateliers de réparations, les casernements et j’en oublie. Le personnel est également présent et dans les ateliers de réparations, le avions sont réellement réparés par des mécaniciens compétents. Vous pouvez vous rendre à la cantine et prendre votre repas. Tout est fonctionnel.

Et durant toute notre visite d’un jour, des avions décollent ou atterrissent. Vous êtes tout à coup survolé par un Spitfire qui vole à vitesse maximale. Durant ce temps, un bombarder est remorqué sur la piste en vue de prendre son vol.

Et à part l’aviation, de nombreux chars, véhicules, pièces d’artillerie et autre armements vous sont présentés dans des halles séparées.

 

Malheureusement, je ne connais pas toutes les caractéristiques des avions et de certains véhicules (la fortification étant ma spécialité) et je ne peux pas vous donner toutes les caractéristiques de certaines photos.

Si vous passez dans la région nous vous conseillons de consacrer une journée à la visite de ce prestigieux musée.

LE CROISEUR SOUS-MARIN « SURCOUF » – France

Construit en 1926 par l’arsenal de Cherbourg sous la désignation de sous-marin de croisière,  le « SURCOUF » constitue une petite merveille technologique pour l’époque, tant par ses dimensions que par la puissance de son armement. Il est mis en cale en 1927 et lancé le 18 décembre 1928. Il effectue sa première plongée statique le 10 septembre 1930 et subit de nombreux essais à la mer avant d’être déclaré opérationnel. Il entre en service actif en 1934 au sein de la Marine française, dont il constitue le fleuron, avec ses 2 canons de 203 mm qui en font un véritable croiseur sous-marin, capable de harceler les grosses unités aussi bien en plongée que depuis la surface.

Le sous-marin avait une longueur de 120 mètres et une largeur de 9 mètres. Il jaugeait 3000 tonnes en surface et 4300 tonnes en plongée, avec les ballasts pleins. Sa motorisation très puissante (7600 CV) lui conférait une vitesse de pointe de 18 nœuds en surface (33 km/h), une véritable prouesse pour l’époque ! Quant à son autonomie en mer, elle était de 90 jours, ce qui lui permettait de traverser d’une traite jusqu’au Pacifique, sans escale ni ravitaillement.

Son formidable armement comprenait :

  • 2 canons de 203 mm en tourelle, sur l’avant du kiosque.
  • 2 canons antiaériens de 37 mm
  • 4 mitrailleuses antiaériennes de 8 mm
  • 6 tubes lance-torpilles fixes
  • 6 tubes lance-torpilles orientables
  • Un hydravion biplace d’observation et de réglage du tir, abrité dans un hangar aménagé à l’arrière de la tourelle de 203 mm.

En 1942, venant des Bermudes et se dirigeant vers le Pacifique, le « SURCOUF » fait route vers le canal de Panama lorsqu’il est éperonné, le 19 février, par le cargo américain THOMPSON LIKE alors qu’il navigue à 75 miles au NE de Colon. Le sous-marin sombre aussitôt vers les profondeurs et disparait définitivement corps et bien. Il avait à son bord 9 officiers, 30 officiers-mariniers et 102 hommes d’équipage…

A1433 fort d’artillerie – Plaimbois – Jura – Suisse

Ce fort d’artillerie, situé sur la frontière nord, dans le canton de Neuchâtel, à l’ouest de Délémont.
Cet ouvrage a été totalement vidé et en partie démoli à la fin des années 1990 car il ne correspondait plus aux exigences.
La visite de cet ouvrage est assez démoralisante, car tout a été enlevé et il ne reste que les murs nus.
Les photos annexées vous donneront une idée de qu’il reste à visiter.

A8900 Ouvrage d’artillerie Col du Grimsel – Berne – Suisse

Il s’agit d’un très grand ouvrage d’artillerie terminé en 1944, puis continuellement modernisé et entretenu jusqu’à son abandon en 1998.

Le fort d’artillerie A8900 fait partie de la zone de défense ouest de la brigade du Saint-Gothard. Il était subordonné à la  Grenzbrigade 11 jusqu’en 1962, mais a ensuite changé et a été subordonné à la Gotthardbrigade 23.
Le début officiel de la construction a eu lieu le 1er août 1941. Le début de la construction a débuté malgré l’attitude négative des centrales de production d’électricité d’Oberhasli KWO. Apparemment, cependant, une entente a été trouvée avec KWO le 1er octobre 1941,

Il a été convenu contractuellement avec la société de construction Losinger que les tourelles de canon 1-4 devaient être prêtes pour le bétonnage avant le 15 août 1942, et celles du canon 5 et 6 le 31 octobre 1942. Le 31 juillet 1943, toutes les constructions de tunnels et les travaux de béton devaient être effectués à l’intérieur. Les sanctions contractuelles pour non-respect des délais se situaient entre 30 et 250 francs par jour.

Le grand fort d’artillerie était prêt à tirer en 1943. Jusqu’en 1944, l’armement comprenait 6 canons de 10,5 cm 42 L42 HL cm sur support à levier. De l’automne 1944 jusqu’au déclassement en 1998, 6 canons de 15 cm L42 HL ont été installés (distance de tir maximale de 24,9 km – pratiquement 23,5 km).
• La batterie Est (G5, G6) a couvert la zone de Cristallina (I) – Airolo – Piz Centrale – Chastelhorn – Gemsstock (toute la région du Gothard).
• La batterie sud (G3, G4) a couvert la zone de Passo di San Giacomo – Basodino (I) – Ofenhorn – Binntal.
• La batterie ouest (G1, G2) a couvert Formazza – Albrunhorn – Binn – Ernen – Fiesch.

L’installation comprenait un tunnel principal d’environ un kilomètre de long, ainsi que des infrastructures, des postes d’observation et de combat ainsi que plus de 50 grandes salles. Cela comprenait une boulangerie efficace et un petit hôpital. L’alimentation électrique était assurée par trois groupes électrogènes diesel Sulzer. Il y avait également une usine d’incinération des déchets séparée et une morgue. L’équipage était composé d’au moins 250 hommes. L’accès se faisait par le funiculaire.

L’une des caractéristique de cet ouvrage c’est qu’il entièrement construit dans la roche de granit et cela donne un aspect exceptionnel car cette roche est très claire et à la lumière est réfléchie par le quartz incorporé dans la roche.

À Art Wk Grimsel (centrale de production électrique), des soldats HD (complémentaires)  auraient également été déployés en plus des troupes de  forteresse.

Ce qui est visible de l’extérieur, c’est surtout l’accès au fort avec le funiculaire de 450 mètres de long. Le funiculaire avait une capacité de 25 personnes. Un autre accès était possible via le barrage de Spittellamm et un long escalier de 490 marches.

Dès le début, le fort d’artillerie était occupée par la compagnie d’artillerie forteresse 25/7. Avec la réorganisation des troupes de61, le nom changea en compagnie de forteresse I / 7 et dans l’armée 95, le nom de compagnie d’artillerie de forteresse II / 6 fut utilisé. Il a été fermé fin 1998. Il a ensuite été partiellement démonté et vendu à Kraftwerke Oberhasli AG (KWO).

Il n’y a plus de munitions dans le fort depuis 1998, mais heureusement l’un des rares canons de 15 cm est resté dans l’ouvrage.

 

LE CROISEUR SOUS-MARIN « SURCOUF » – France

Construit en 1926 par l’arsenal de Cherbourg sous la désignation de sous-marin de croisière,  le « SURCOUF » constitue une petite merveille technologique pour l’époque, tant par ses dimensions que par la puissance de son armement. Il est mis en cale en 1927 et lancé le 18 décembre 1928. Il effectue sa première plongée statique le 10 septembre 1930 et subit de nombreux essais à la mer avant d’être déclaré opérationnel. Il entre en service actif en 1934 au sein de la Marine française, dont il constitue le fleuron, avec ses 2 canons de 203 mm qui en font un véritable croiseur sous-marin, capable de harceler les grosses unités aussi bien en plongée que depuis la surface.

Le sous-marin avait une longueur de 120 mètres et une largeur de 9 mètres. Il jaugeait 3000 tonnes en surface et 4300 tonnes en plongée, avec les ballasts pleins. Sa motorisation très puissante (7600 CV) lui conférait une vitesse de pointe de 18 nœuds en surface (33 km/h), une véritable prouesse pour l’époque ! Quant à son autonomie en mer, elle était de 90 jours, ce qui lui permettait de traverser d’une traite jusqu’au Pacifique, sans escale ni ravitaillement.

Son formidable armement comprenait :

  • 2 canons de 203 mm en tourelle, sur l’avant du kiosque.
  • 2 canons antiaériens de 37 mm
  • 4 mitrailleuses antiaériennes de 8 mm
  • 6 tubes lance-torpilles fixes
  • 6 tubes lance-torpilles orientables
  • Un hydravion biplace d’observation et de réglage du tir, abrité dans un hangar aménagé à l’arrière de la tourelle de 203 mm.

En 1942, venant des Bermudes et se dirigeant vers le Pacifique, le « SURCOUF » fait route vers le canal de Panama lorsqu’il est éperonné, le 19 février, par le cargo américain THOMPSON LIKE alors qu’il navigue à 75 miles au NE de Colon. Le sous-marin sombre aussitôt vers les profondeurs et disparait définitivement corps et bien. Il avait à son bord 9 officiers, 30 officiers-mariniers et 102 hommes d’équipage…

Espionnage de la France en Suisse – 1938

Nos amis français n’étaient pas de très bon observateurs car même en 1938 des fortifications existaient dans ces régions.

Fortin antichars Centurion- construction – Suisse

L’armée suisse fut équipée durant de longues années dès les années 1955. Les Centurion après ses longues années de service devaient être détruits ou vendu à  l’étranger.

Une étude fut entreprise par les milieux spécialisés de l’armée afin de pouvoir utiliser la tourelle de ce char qui avait été totalement modernisée avant l’abandon du blindé : vision nocturne, nouvelle munition, etc.

Il  fut décidé de construire des barrages antichars à divers endroit de Suisse, à des emplacements qui se prêtaient particulièrement à ce genre de construction.

En ce qui concerne l’ouvrage ach A399 de Collombey, le barrage antichar traverse la plaine du Rhône entre Collombey, la colline de St Triphon et Ollon.  Quatre ouvrages  devaient être construis, mais trois seulement furent construits avant que l’armée abandonne le projet suite à la chute du mur de Berlin.

L’ouvrage de Collombey fut totalement terminé en 1998 et jamais une troupe n’occupa l’ouvrage. Et peu de temps après, l’armée nous remis cet ouvrage.

En totalité, il devait être construit 65 ouvrages sur tout le territoire Suisse, mais en réalité il ne fut construit que 23 ouvrages environ.

Il faut tenir compte que lors d’une décision d’achat de matériel ou de constructions militaires, il faut compter environ 20 ans. Le projet demande une étude assez longue, puis une décision de l’armée doit être prise ;  si le projet est accepté il est soumis aux deux chambres du parlement et examiné durant un temps assez long et un vote de la population suisse peut intervenir ; ensuite il est nécessaire de construire le matériel nécessaire ou l’acheter et il faut également acheter les terrains lors d’une construction. Puis il faut construire le bâtiment. Tout cela prend environ 18 – 20 ans.

 

L’avant-poste de Pont-Saint-Louis – Menthon – Alpes Maritimes – France

Il s’agit d’une casemate construite au début des années 1930, faisant partie de la ligne Maginot alpine, servant à bloquer la route littorale en cas de guerre. Elle servait d’avant-poste à la ligne d’ouvrages située en retrait, un peu plus à l’ouest. Cet avant-poste est surtout connu pour avoir été utilisé pendant la bataille de Menton (combat de Pont-Saint-Louis) en 1940, bloquant la route du 10 au 27 juin malgré plusieurs attaques italiennes.

Description

L’avant-poste est en bordure de la route menant de Menton à Vintimille, l’ancienne RN 7 côté français qui devient la via Aurelia côté italien). La frontière franco-italienne, fixée en 1861, se trouve au débouché occidental du pont enjambant le ruisseau Saint-Louis (le rio San Luigi italien), avec l’avant-poste quelques mètres à l’ouest. Les abords ont été transformés après la Seconde Guerre mondiale, avec notamment l’élargissement de la route et le réaménagement du poste frontalier : la petite esplanade actuelle était occupée par l’ancien poste des douanes et celui de police

Barrage de route

Juste devant l’avant-poste, un barrage de route permettait d’interdire le passage de véhicules automobiles. Cette barrière en acier, de sept mètres de large, était ajourée pour empêcher un adversaire de se protéger derrière. Ce barrage était amovible, grâce à un treuil à manivelle, roulait dans un rail et se rangeait dans un local étroit bordant la paroi rocheuse, entre la casemate et la frontière. La barrière était complétée derrière elle par un petit champ de mines antichars (six obus de 105 mm chacun dans un trou creusé dans la chaussée, surmonté d’un piquet reliée à la fusée).

Une des particularités de l’avant-poste est qu’il a été creusé dans la falaise bordant la route, juste devant un virage de la route, ce qui permet à l’avant-poste de tirer dans l’axe de la route. En façade se trouve d’une part une porte blindée portant un FM, d’autre part un mur de béton armé percé de deux créneaux de tir. L’un était armé d’un fusil mitrailleur modèle 1924/29, l’autre d’un armement mixte pour jumelage de mitrailleuses (deux MAC 31) et un canon antichar de 37 mm (dit JM/AC 37). Ce dernier type de créneau est dit mixte, car le même poste de tir peut recevoir deux armes différentes, soit le jumelage de mitrailleuses soit le canon antichar, permutables entre eux à volonté. Ces ouvertures sont protégées par des cuirassements : des trémies à rotule obturant les créneaux. L’armement était complété par une goulotte lance-grenades.

Cette casemate (synonyme de blockhaus) était conçue pour être indépendante, avec à l’intérieur ce qui fallait pour que l’équipage tienne pendant plusieurs jours. Derrière la porte blindée et étanche se trouvait un couloir formant un angle droit, reliant deux pièces. La première fait environ 5 m2, avec dedans le ventilateur (fonctionnement avec des manivelles à bras ou à pédales avec une selle de bicyclette), le filtre à air (en cas d’alerte au gaz, l’air était pompé, filtré et maintenu en légère surpression) et les réserves d’eau potable (100 litres). La seconde est la chambre de combat, d’environ 7 m2, où se trouvaient le stock de munitions (les chargeurs de FM, les boîtes-chargeurs des mitrailleuses, les milliers de cartouches de 7,5 mm, ainsi que les centaines d’obus de 37 mm), un poste téléphonique et un autre de radio reliaient l’avant-poste à l’ouvrage de Cap-Martin, à 5 200 mètres plus à l’ouest. Les WC (publics) étaient à l’extérieur.

Il accueillait un total de neuf combattants fournis par un bataillon alpin de forteresse, ce qui correspond à l’effectif théorique nécessaire au service d’un jumelage de mitrailleuses (un chef de chambre de tir, deux caporaux-tireurs, deux chargeurs, deux pourvoyeurs et un mécanicien d’armement).

 

 

L’avant-poste de Pont-Saint-Louis – Menthon – Alpes Maritimes – France

Il s’agit d’une casemate construite au début des années 1930, faisant partie de la ligne Maginot alpine, servant à bloquer la route littorale en cas de guerre. Elle servait d’avant-poste à la ligne d’ouvrages située en retrait, un peu plus à l’ouest. Cet avant-poste est surtout connu pour avoir été utilisé pendant la bataille de Menton (combat de Pont-Saint-Louis) en 1940, bloquant la route du 10 au 27 juin malgré plusieurs attaques italiennes.

Description

L’avant-poste est en bordure de la route menant de Menton à Vintimille, l’ancienne RN 7 côté français qui devient la via Aurelia côté italien). La frontière franco-italienne, fixée en 1861, se trouve au débouché occidental du pont enjambant le ruisseau Saint-Louis (le rio San Luigi italien), avec l’avant-poste quelques mètres à l’ouest. Les abords ont été transformés après la Seconde Guerre mondiale, avec notamment l’élargissement de la route et le réaménagement du poste frontalier : la petite esplanade actuelle était occupée par l’ancien poste des douanes et celui de police

Barrage de route

Juste devant l’avant-poste, un barrage de route permettait d’interdire le passage de véhicules automobiles. Cette barrière en acier, de sept mètres de large, était ajourée pour empêcher un adversaire de se protéger derrière. Ce barrage était amovible, grâce à un treuil à manivelle, roulait dans un rail et se rangeait dans un local étroit bordant la paroi rocheuse, entre la casemate et la frontière. La barrière était complétée derrière elle par un petit champ de mines antichars (six obus de 105 mm chacun dans un trou creusé dans la chaussée, surmonté d’un piquet reliée à la fusée).

Une des particularités de l’avant-poste est qu’il a été creusé dans la falaise bordant la route, juste devant un virage de la route, ce qui permet à l’avant-poste de tirer dans l’axe de la route. En façade se trouve d’une part une porte blindée portant un FM, d’autre part un mur de béton armé percé de deux créneaux de tir. L’un était armé d’un fusil mitrailleur modèle 1924/29, l’autre d’un armement mixte pour jumelage de mitrailleuses (deux MAC 31) et un canon antichar de 37 mm (dit JM/AC 37). Ce dernier type de créneau est dit mixte, car le même poste de tir peut recevoir deux armes différentes, soit le jumelage de mitrailleuses soit le canon antichar, permutables entre eux à volonté. Ces ouvertures sont protégées par des cuirassements : des trémies à rotule obturant les créneaux. L’armement était complété par une goulotte lance-grenades.

Cette casemate (synonyme de blockhaus) était conçue pour être indépendante, avec à l’intérieur ce qui fallait pour que l’équipage tienne pendant plusieurs jours. Derrière la porte blindée et étanche se trouvait un couloir formant un angle droit, reliant deux pièces. La première fait environ 5 m2, avec dedans le ventilateur (fonctionnement avec des manivelles à bras ou à pédales avec une selle de bicyclette), le filtre à air (en cas d’alerte au gaz, l’air était pompé, filtré et maintenu en légère surpression) et les réserves d’eau potable (100 litres). La seconde est la chambre de combat, d’environ 7 m2, où se trouvaient le stock de munitions (les chargeurs de FM, les boîtes-chargeurs des mitrailleuses, les milliers de cartouches de 7,5 mm, ainsi que les centaines d’obus de 37 mm), un poste téléphonique et un autre de radio reliaient l’avant-poste à l’ouvrage de Cap-Martin, à 5 200 mètres plus à l’ouest. Les WC (publics) étaient à l’extérieur.

Il accueillait un total de neuf combattants fournis par un bataillon alpin de forteresse, ce qui correspond à l’effectif théorique nécessaire au service d’un jumelage de mitrailleuses (un chef de chambre de tir, deux caporaux-tireurs, deux chargeurs, deux pourvoyeurs et un mécanicien d’armement).