Archives de l’auteur : Moret Jean-Charles

À propos Moret Jean-Charles

Fondateur de l'Association Pro Forteresse Co-fondateur de l'Association Fort Litroz

Arquebuse 24 mm modèle 1941 sur affût de forteresse – Suisse

À quelques modifications près, l’arquebuse anti-chars est semblable au canon de char 1938 qui équipe le char de combat 39 « Praga » (Pzw 39) et au canon anti-chars de forteresse, cal. 24 mm1 (can. a-ch. fort. 38. cal. 24 mm) utilisé pour la défense rapprochée des fortifications. Il est équipé, entre autres, de la lunette de pointage de la mitrailleuse d’embrasure d’une portée de 400 à 2 000 mètres, d’une crosse et de contrepoids supplémentaires2. L’arme est montée sur l’affût d’embrasure pour mitrailleuse avec possibilité de tir « au panorama »3. Les trois armes tirent les mêmes munitions.

L’acquisition des arquebuses antichars était prévue pour 1939, mais le développement et les essais furent si longs qu’au moment de son introduction auprès de la troupe, l’arme ne répondait plus aux nouvelles exigences du combat et fut remplacée dès 1944. La même année les compagnies de motards en sont équipées, l’arquebuse antichars était alors tractée par le side-car Condor A 720.

Utilisation opérationnelle

L’arquebuse antichars est fournie en dotation des groupes antichars de l’armée suisse. Le groupe antichars se compose de trois équipes. Chaque équipe se compose de cinq hommes, le chef d’équipe, le tireur, l’aide-tireur et deux pourvoyeurs. L’un des sous-officiers chef d’équipe est désigné comme chef de groupe.

Le groupe dispose d’une arquebuse et d’une voiturette à munitions, qui contient également des outils et des pièces de rechange. La dotation en munition pour le groupe antichars est de 360 obus de rupture et de 120 obus explosifs. Les hommes sont de plus armés du mousqueton 31 et on projeta d’armer le chef d’équipe d’un pistolet-mitrailleur, cette arme remplaçant les trois mousquetons du chef d’équipe, du tireur et de l’aide-tireur.

L’arme est employée contre :

  • Des buts mobiles, les blindés, les avions au sol et les troupes.
  • Des buts fixes, les fortifications de campagne et les ouvrages en maçonnerie.

L’arquebuse peut être engagée sur son affût avec ou sans les roues, ainsi que sur affût mitrailleuse. La fixation à baïonnette de cette arme est analogue à celle de la mitrailleuse et un support spécifique (support de jonction) réunit le châssis de l’arquebuse à l’arc de fauchage de l’affût mitrailleuse.

L’arquebuse peut être tractée à main aussi bien qu’attelée à des chevaux, des bicyclettes, des motocyclettes ou à des véhicules à moteur. Elle peut être divisée en charges de 30 à 40 kg qui peuvent être transportées par les hommes, notamment en montagne.

Données techniques

Arme

  • Calibre : 24 x 139 mm
  • Vitesse initiale : 900 m/s.
  • Longueur du canon: 1 660 mm.
  • Nombre de rayures : 12
  • Longueur de l’arme : 2 520 mm.
  • Longueur de l’arme sur l’affût : 3 270 mm.
  • Hauteur de feu maximum sur l’affût : 835 mm.
  • Hauteur de feu minimum sur l’affût : 295 mm.
  • Hauteur de feu sur roues : 600 mm.
  • Cadence de tir : coup par coup
  • Magasin : 6 cartouches

Dispositif de pointage

  • Portée de la hausse : 100 à 1 500 m.
  • Portée de la lunette : 0 à 3 000 m.
  • Grossissement de la lunette : 1,8 x
  • Champ visuel : 300 ‰

Poids

  • Tube avec frein de bouche et dispositif de fermeture : 34,2 kg.
  • Châssis avec boîte à culasse : 40,3 kg.
  • Arme seule : 74,5 kg.
  • Affût seul : 40 kg.
  • Pièce prête au tir, sur affût avec magasin et lunette : 122 kg.
  • Magasin vide : 2,28 kg.
  • Magasin plein : 5,12 kg.

Variantes

Canon de char 1938 de 24 mm. du char de combat 39

Il existe plusieurs variantes de cette arme :

  • Type I

Tir à une culasse ouverte.

  • Type II variante I

Tir à culasse ouverte et petit frein de bouche.

  • Type II variante II

Tir à culasse ouverte et grand frein de bouche.

  • Type III

Tir à culasse fermée.

 

Fonctionnement

L’arquebuse anti-chars est une arme automatique tirant en coup par coup et utilisant pour son fonctionnement l’énergie produite par le court recul du canon.

L’arme tire à culasse ouverte et est à genouillère tout comme le FM 25, le recul est diminué par le fait que le coup part pendant que la partie mobile est encore en mouvement. Le recul du canon peut être modifié par la troupe en faisant varier le nombre d’anneaux de freinage du frein de bouche, normalement au nombre de cinq.

Dispositifs de pointage

Réticule de l’arquebuse anti-chars

Dispositif mécanique

Le dispositif comprend la hausse et le guidon. La hausse, pareille à celle du mousqueton 31, est à parois profilées. Elle permet de donner à l’arme des angles de tir correspondant aux distances comprises entre 100 et 1 500 m. Le porte-guidon et le guidon sont pareils à ceux du FM 25. Le guidon est forcé dans une encoche en queue d’aronde, ce qui permet de le déplacer ou de l’enlever pour l’échanger contre un autre.

Dispositif optique

La lunette est amovible, le tambour de distance permet de donner à l’arme des angles de tir correspondant aux distances comprises entre 0 et 3 000 m. La fenêtre d’éclairage permet, au moyen d’une lampe de poche, d’illuminer le réticule.

Munitions

Les trois genres de munitions sont fabriqués sous forme de cartouches complètes.

  • L’obus de rupture (obus perforant massif).

Dénomination officielle: 24 mm Pz-Go V.

Poids : 225 g

Projectile plein, la masse lumineuse brûle pendant environ 2,3 secondes sur 1 350 m

  • L’obus explosif (obus d’acier).

Dénomination officielle: 24 mm St-G.

Poids : 225 g

Obus explosif en acier à fusée instantanée.

Explosif : trotyl.

  • L’obus d’exercice (explosif).

Dénomination officielle: 24 mm U-G.

Poids : 225 g

Obus explosif, à fusée retardée, semblable à l’obus de guerre. La charge explosive est réduite.

Explosif : trotyl.

Le retardement de la mise à feu après la percussion au sol est minime, il permet cependant à l’obus de pénétrer dans le sol avant d’éclater. Ce retard réduit sensiblement le danger que représentent les éclats.

Les munitions sont emballées par 30 ou 60 cartouches dans des caisses en bois et protégées par une caisse intérieure métallique fermant hermétiquement. Chaque cartouche se trouve dans un étui spécial en carton. Le poids de la caisse de 60 cartouches est d’environ 37 kg.

Source : wikipedia

Le gros ouvrage d’artillerie de Restefond (altitude 2733 m) – Alpes de Haute Provence – France

Le gros ouvrage du Restefond correspond à un projet de la CORF validé fin 1929. Cependant, à la déclaration de guerre, il était loin d’être achevé et l’on termina donc précipitamment les blocs commencés ; les cloches, et d’autres équipements, non installés sont restés depuis à l’abandon près des écuries du fortin du Restefond.

Le gros ouvrage du Restefond aurait dû avoir huit blocs mais, en raison des difficultés de construire à cette altitude et des nombreuses modifications (en 1930, 1932, 1934 et 1937) demandées par la CORF, seuls les blocs 3 et 6 étaient construits en 1939. Les autres blocs n’étaient pas achevés, voire pas commencés, et la construction du bloc 7 fut reportée à un programme complémentaire. Les aménagements souterrains n’avaient pas non plus été terminés.

La mission du bloc d’artillerie (bloc 6) d’action frontale1 était d’interdire les cols frontaliers de Pouriac et du Fer (deux canons-obusiers 75/32) ainsi que le Pas de la Cavale, le ravin du Salso Moreno et le col des Fourches (Un mortier 75 Mle 1931). L’ouvrage fournissait donc l’appui d’artillerie nécessaire à la défense de l’ensemble du quartier Restefond.

Le bloc d’infanterie (bloc 4) avait pour mission de battre les pentes du vallon de la Tinée, jusqu’à Bousiéyas (une cloche GFM et une cloche JM).

La composition théorique de l’ouvrage était la suivante :

  • Bloc 1 (entrée) : en 1939, le bloc n’avait pas été construit et il n’y avait qu’une entrée provisoire qui utilisait la galerie aménagée pour construire les souterrains. La porte actuelle, en bordure de route, n’existait donc pas ; elle a été construite en 1956 seulement. Le bloc prévu devait être une entrée du type alpin : une seule porte servant au passage des hommes et du matériel, un pont-levis d’accès, deux créneaux en caponnière de protection et deux cloches (Cloche lance-grenades et cloche GFM)2.
  • Bloc 2 : ce bloc d’artillerie devait être construit à l’extrémité Nord de l’ouvrage. Il devait être équipé d’une cloche GFM, de deux mortiers de 81 mm tirant vers le col des Granges Communes et être utilisé comme point de départ de la galerie menant à l’issue de secours de l’ouvrage sur la pente ouest.
  • Bloc 3 : ce bloc, qui fait face au ravin de la Bonette, à contre-pente, est équipé d’une cloche GFM et d’une cloche JM seulement.
  • Bloc 4 : situé juste au sud du précédent, à contre-pente également, il est équipé successivement d’une cloche JM type A, d’une cloche VDP d’observation pour l’artillerie de l’ouvrage et d’une cloche GFM.
  • Bloc 5 : il devait être situé au sommet de la crête, entre les blocs 2 et 3, et croiser ses feux avec le gros ouvrage de Rimplas (secteur fortifié des Alpes-Maritimes) pour protéger de ses feux les avant-postes de Las Planas et de Saint-Dalmas-le-Selvage. Il était prévu d’y installer deux canons-obusiers 75/32 et un mortier 75/31.
  • Bloc 6 : il a le même armement que celui prévu pour le bloc 5, deux canons-obusiers 75/32 et un mortier 75/31 avec, comme pour tous les blocs CORF, un lance-grenades et deux créneaux FM de défense.
  • Bloc 7 : reporté à un programme complémentaire, sa construction a en fait été annulée car la vieille tourelle de 75 mm R modèle 1905, modifiée en tourelle pour deux armes mixtes, dont il devait être équipé, ne permettait pas de battre les cols frontières de Larche, de Pouriac et du Fer.
  • Bloc 8 : situé sur la contre pente ouest, ce bloc n’est en fait que la cheminée d’aération de l’ouvrage ; il servait également d’issue de secours, celle prévue par le bloc 2 n’ayant pas été construite.

L’usine électrique.

Comme tous les ouvrages CORF, il disposait dans ses dessous de tous les aménagements prévus : casernement, cuisine, latrines, PC, poste de secours, stocks de munitions, d’eau, de gazole et de nourriture. L’électricité était fournie par le réseau civil, mais en cas de coupure l’ouvrage dispose de trois groupes électrogènes, composés chacun d’un moteur Diesel CLM 308 (fournissant 75 ch à 750 tr/min) couplé à un alternateur. Le refroidissement des moteurs se fait par circulation d’eau.

L’équipage comptait 75 hommes

C’est le plus élevé en altitude des ouvrages Maginot : 2680 m

 

Texte tiré de Wikipedia

Le gros ouvrage d’artillerie de Restefond (altitude 2733 m) – Alpes maritimes – France

Le gros ouvrage du Restefond correspond à un projet de la CORF validé fin 1929. Cependant, à la déclaration de guerre, il était loin d’être achevé et l’on termina donc précipitamment les blocs commencés ; les cloches, et d’autres équipements, non installés sont restés depuis à l’abandon près des écuries du fortin du Restefond.

Le gros ouvrage du Restefond aurait dû avoir huit blocs mais, en raison des difficultés de construire à cette altitude et des nombreuses modifications (en 1930, 1932, 1934 et 1937) demandées par la CORF, seuls les blocs 3 et 6 étaient construits en 1939. Les autres blocs n’étaient pas achevés, voire pas commencés, et la construction du bloc 7 fut reportée à un programme complémentaire. Les aménagements souterrains n’avaient pas non plus été terminés.

La mission du bloc d’artillerie (bloc 6) d’action frontale1 était d’interdire les cols frontaliers de Pouriac et du Fer (deux canons-obusiers 75/32) ainsi que le Pas de la Cavale, le ravin du Salso Moreno et le col des Fourches (Un mortier 75 Mle 1931). L’ouvrage fournissait donc l’appui d’artillerie nécessaire à la défense de l’ensemble du quartier Restefond.

Le bloc d’infanterie (bloc 4) avait pour mission de battre les pentes du vallon de la Tinée, jusqu’à Bousiéyas (une cloche GFM et une cloche JM).

La composition théorique de l’ouvrage était la suivante :

  • Bloc 1 (entrée) : en 1939, le bloc n’avait pas été construit et il n’y avait qu’une entrée provisoire qui utilisait la galerie aménagée pour construire les souterrains. La porte actuelle, en bordure de route, n’existait donc pas ; elle a été construite en 1956 seulement. Le bloc prévu devait être une entrée du type alpin : une seule porte servant au passage des hommes et du matériel, un pont-levis d’accès, deux créneaux en caponnière de protection et deux cloches (Cloche lance-grenades et cloche GFM)2.
  • Bloc 2 : ce bloc d’artillerie devait être construit à l’extrémité Nord de l’ouvrage. Il devait être équipé d’une cloche GFM, de deux mortiers de 81 mm tirant vers le col des Granges Communes et être utilisé comme point de départ de la galerie menant à l’issue de secours de l’ouvrage sur la pente ouest.
  • Bloc 3 : ce bloc, qui fait face au ravin de la Bonette, à contre-pente, est équipé d’une cloche GFM et d’une cloche JM seulement.
  • Bloc 4 : situé juste au sud du précédent, à contre-pente également, il est équipé successivement d’une cloche JM type A, d’une cloche VDP d’observation pour l’artillerie de l’ouvrage et d’une cloche GFM.
  • Bloc 5 : il devait être situé au sommet de la crête, entre les blocs 2 et 3, et croiser ses feux avec le gros ouvrage de Rimplas (secteur fortifié des Alpes-Maritimes) pour protéger de ses feux les avant-postes de Las Planas et de Saint-Dalmas-le-Selvage. Il était prévu d’y installer deux canons-obusiers 75/32 et un mortier 75/313.
  • Bloc 6 : il a le même armement que celui prévu pour le bloc 5, deux canons-obusiers 75/32 et un mortier 75/31 avec, comme pour tous les blocs CORF, un lance-grenades et deux créneaux FM de défense.
  • Bloc 7 : reporté à un programme complémentaire, sa construction a en fait été annulée car la vieille tourelle de 75 mm R modèle 1905, modifiée en tourelle pour deux armes mixtes, dont il devait être équipé, ne permettait pas de battre les cols frontières de Larche, de Pouriac et du Fer.
  • Bloc 8 : situé sur la contre pente ouest, ce bloc n’est en fait que la cheminée d’aération de l’ouvrage ; il servait également d’issue de secours, celle prévue par le bloc 2 n’ayant pas été construite.

L’usine électrique.

Comme tous les ouvrages CORF, il disposait dans ses dessous de tous les aménagements prévus : casernement, cuisine, latrines, PC, poste de secours, stocks de munitions, d’eau, de gazole et de nourriture. L’électricité était fournie par le réseau civil, mais en cas de coupure l’ouvrage dispose de trois groupes électrogènes, composés chacun d’un moteur Diesel CLM 308 (fournissant 75 ch à 750 tr/min)4 couplé à un alternateur. Le refroidissement des moteurs se fait par circulation d’eau.

L’équipage comptait 75 hommes

C’est le plus élevé en altitude des ouvrages Maginot : 2680 m

 

Texte tiré de Wikipedia

 

Eglise fortifiée de Signy-le-Petit – Ardennes – France

L’allure extérieure est martiale, avec une grosse tour-porche carrée, munie de meurtrières, au-dessus du portail occidental, des échauguettes de brique aux coins de cette tour, et d’autres échauguettes sur les bras du transept. Les murs de la tour font 3 m d’épaisseur à la base et sont en schiste quartzeux. Le chœur est muni d’une bretèche renforçant encore le vocabulaire défensif de cette construction.

À l’intérieur, la nef est voutée de briques sur croisée d’ogives de pierre jaune. Parmi le mobilier religieux, les chapelles dans les bras du transept possèdent des autels de bois à colonnes corinthiennes datant du XVIIIe siècle. Le transept sud contient également un retable peint sur le thème de la Nativité, et une statue en bois du XVIIIe siècle représentant saint Nicolas[3].

L’église paroissiale de Signy-le-Petit a dû être reconstruite à la suite des ravages de la guerre de Trente Ans. La tour-porche est datée de 1686 et la clef de la travée centrale porte la date de 1684

Cette zone géographique est à la limite du royaume de France, une frontière rarement pacifiée. S’y ajoutent au XVIe siècle et XVIIe siècle les guerres civiles internes à ce royaume. Ce sont notamment les guerres de Religion (1562-1598), avec la proximité du duché de Guise, à la tête des Ligueurs catholiques, et de la Principauté de Sedan, fief protestant. Puis quelques décennies plus tard, les Frondes (1648-1653) contre le pouvoir royal. Certaines communautés villageoises sont défendues par leur seigneur, comme les ducs de Rethel, et plus à l’est des Ardennes, vers l’Argonne, les comtes de Grandpré. Ces communautés sont moins tentées de fortifier leur église. Mais les communautés installées sur les propriétés des chanoines de la cathédrale de Reims se sentaient de fait moins protégées. Et attaquer les terres des ducs de Guise était symboliquement tentant pour les troupes protestantes. Ce sont ces territoires sujets à des attaques de troupes militaires qui ont vu se fortifier les églises, en plus des forteresses. Ces lieux religieux deviennent, pour les populations des villages, l’ultime refuge lorsque des bandes armées traversent leur territoire avec l’intention de le piller et de le dévaster.

Extrait de Wikipedia

Poste de commandement du Régiment infanterie 88 : l’ASU radio (Suisse)

ASU = Atomsicherer Unterstand = abri nucléaire

Cette construction souterraine éloignée d’environ 3500 mètres du PC de régiment est munie de toutes les installations concernant les émissions radio parvenant du PC de régiment. Elle est installée à distance du PC de régiment, afin que les émissions radio ne puissent pas être détectées et ainsi provoquer des tirs ou des bombardements sur le site.

D’autre part, vous remarquerez que l’intérieur de cette construction est totalement revêtue de parois métalliques afin de créer une cage de Faraday que les ondes ne peuvent pas franchir. Seules des antennes  peuvent être élevées dans un puits depuis l’intérieur de la construction au moment des émissions.

 

Poste de commandement du Régiment infanterie 88 : l’ASU ondes dirigées (Suisse)

ASU = Atomsicherer Unterstand = abri nucléaire

Cette construction souterraine éloignée d’environ 500 mètres du PC de régiment est munie de toutes les installations concernant les ondes dirigées. Elle est installée à distance du PC de régiment, afin que les émissions ne puissent pas être détectées et ainsi provoquer des tirs ou des bombardements sur le site.

D’autre part, vous remarquerez que l’intérieur de cette construction est totalement revêtue de parois métalliques afin de créer une cage de Faraday que les ondes ne peuvent pas franchir. Seules des antennes peuvent être élevées dans un puits depuis l’intérieur de la construction au moment des émissions.

Poste de commandement du Régiment infanterie 88 : l’ASU abrite la garde du PC (Suisse)

ASU = Atomsicherer Unterstand = abri nucléaire

Cette construction souterraine située à proximité du PC de régiment est destinée à abriter la garde extérieure du PC

Cette construction n’est pas alimentés électriquement et l’éclairage doit se faire à l’aide de bougies qui ne dégagent  pas de gaz nocifs. La ventilation de l’ouvrage est manuelle et munie de filtres contre les gaz de combat et contre les poussières radioactives éventuelles.

L’ASU peut accueillir environ 30 à 35 personnes et est munie de lits superposés qui peuvent se transformer en canapé durant la journée et en table.

Un sas d’entrée isole l’ASU de l’extérieur et permet à la garde de surveiller l’intérieur de l’abri. Il contient également une réserve d’eau pour les occupants.

Il existe plusieurs milliers de ces ASU sur le territoire suisse afin de pouvoir abriter l’armée suisse.

Actuellement, ils sont déclassés.

Poste de commandement du Régiment 88 : le PC (Suisse)

Vous pourrez visiter le PC du Régiment d’infanterie 88 (actuellement supprimé mais en parfait état) sur les photos qui sont présentées après ce texte.

Ce régiment était partiellement statique ce qui permet d’avoir un PC souterrain fixe.

L’aménagement de ce PC est extrêmement soigné et permet à l’Etat Major du régiment de suivre constamment les évolutions de la situation sur le terrain. Des liaisons par ondes dirigées ou par radio permettaient de suivre la situation des unités subordonnées. Afin que le rayonnement des émissions ne révèle pas le lieu du poste de commandement, des souterrains aménagés et équipés (ASU) sont construits à une distance importante du poste de commandement, un pour les ondes dirigées et un autre situé à distance du premier pour les émissions radio. Ceux-ci sont reliés par lignes souterraines à partir du poste de commandement.

Une troisième construction souterraine est construite à peu de distance du poste de commandement afin d’abriter la garde extérieure du PC.

Vous pouvez également voir quelques photos de ces trois constructions qui figurent sous trois titres sur notre site www.fortlitroz.ch.

 

 

F-5 E/F « TIGER » II

En 1972, une version plus puissante et fortement améliorée voit le jour, le F-5 E Tiger II. Ce nouveau modèle est construit à 1300 exemplaires et vendu à une vingtaine de nations, dont la Suisse.

ans le courant de la première moitié des années 1970, suite au déclassement des chasseurs Hunter  et à leur reconversion en avions d’attaque au sol, la Suisse décide l’acquisition d’un nouveau chasseur de couverture aérienne. On est en pleine guerre froide et la menace d’une invasion soviétique et d’un conflit généralisé en Europe est alors prise très au sérieux.

Le choix se porte sur le Northrop F-5 E/F Tiger II, une version améliorée et optimisée du célèbre chasseur tactique américain qui a fait ses preuves face aux Mig durant la guerre du Vietnam. Le « Tiger II » a un prestigieux passé. Le prototype de son prédécesseur, le F-5A vola pour la première fois en juillet 1959. Il sortait des usines californiennes de Northrop sous le nom de « Freedom Fighter ». Mais c’est au Vietnam, lorsqu’il est engagé dans les années 1960-1970, qu’il acquiert son nom de « Tiger », par analogie avec le redoutable roi de la jungle.

En 1976, Le parlement suisse acquiert  une première tranche de 72 appareils (66 monoplaces F-5 E et 6 biplaces F-5 F pour l’entraînement).  En 1978, les pilotes et mécaniciens suisses sont instruits sur une base de l’Arizona. Les premiers appareils sont livrés à la troupe la même année. Les avions sont fabriqués aux Etats-Unis mais le montage final a lieu sous licence en Suisse, dans les ateliers d’aviation fédéraux d’Emmen. En 1981, une seconde tranche de 38 appareils est commandée (32 monoplaces et 6 biplaces), portant ainsi à 110 le nombre de Tiger II affectés à la couverture aérienne. Les derniers F-5 entrent en service en 1985.

En cas d’agression, la mission des « Tigre » suisses consistait à protéger les forces de riposte helvétiques contre les chasseurs-bombardiers et les avions de reconnaissance ennemis, et à combattre l’exploration aérienne et l’attaque aérienne de l’adversaire (particulièrement dans la phase de mobilisation et de mise en place de l’armée suisse). Le rôle des F-5 était, avant tout, de protéger en vol nos propres avions d’attaque au sol ainsi que les formations blindées helvétiques destinées à contrer l’adversaire sur l’axe d’effort principal (Plateau suisse).

Son domaine d’intervention se situait dans la tranche d’altitude comprise entre 3000 et 10 000 mètres, laissant les missions d’interception et de supériorité aérienne à haute altitude aux puissants Mirage III (puis au F/A-18). Il s’agissait donc bien d’un chasseur tactique chargé d’assurer la couverture aérienne dans la zone des combats. Pour remplir cette mission, sa vitesse de pointe de 1700 km/h était plus que suffisante.

Avec son fuselage effilé en taille de guêpe, ses petites ailes et son nez très pointu, le F-5 a un air particulièrement « hostile » que ne démentent ni ses performances, ni sa réputation. Ce félin, facile à piloter, savait se montrer doux et  faire patte de velours, mais en condition de combat, il pouvait se montrer terriblement agressif et dangereux, même pour des chasseurs plus puissants censés le surclasser. Sa petite taille et sa maniabilité en faisaient une cible difficile à repérer et à accrocher, et un adversaire particulièrement redoutable en combat rapproché. Le point fort du « Tiger II » était le combat tournoyant, le « dog fight », une forme de duel aérien où il excellait et qui ne nécessite nullement des vitesses supersoniques. A la différence de ce qui se passait avec les intercepteurs à très haute performances, comme le Mirage III-S, on a affaire ici à un combat pilote contre pilote, avion contre avion ; une forme d’affrontement direct où le « Tigre » pouvait exploiter à fond son extraordinaire maniabilité et l’incroyable pouvoir d’accélération que lui conféraient ses deux puissants moteurs.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les Etats-Unis ont racheté à la Suisse, au début  du 21e siècle, une série de F-5E d’occasion pour jouer les agresseurs et les « méchants » Mig dans le cadre des stages de formation « TOP GUN », où ils affrontent les pilotes chevronnés de l’US Air Force et de l’US Navy. Etonnamment, les vieux « Tiger » sortent souvent vainqueurs des duels aériens les opposants aux puissants F-14, F-15 ou F/A-18 bourrés d’électroniques, preuve de l’excellence de la conception du F-5. Comme l’a dit un pilote suisse : «  Avec le Tiger II, gagner au combat, c’est virer très sec pour pouvoir se placer dans la queue de l’adversaire et lui coller aux fesses sans plus le lâcher. Une tâche dans lequel le F-5 excelle. Les 2 canons de 20 mm et les 2 missiles air-air à guidage infrarouge AIM-9P Sidewinder font le reste… »

Entre 2005 à 2008, 12 Tiger II des Forces Aériennes Suisses ont également été loués par l’Autriche pour assurer temporairement la police du ciel au-dessus de ce pays, suite à la décision des Autrichiens de se séparer de leurs derniers chasseurs Saab. Durant ce laps de temps, c’est donc des Tigers Suisses qui ont assuré la couverture aérienne de son voisin de l’UE, en attendant l’entrée en service des nouveaux  chasseurs Eurofighter achetés par l’Autriche.

Malgré ses nombreuses qualités, le F-5 est aujourd’hui un chasseur vieillissant et dépassé, qui ne correspond plus aux critères d’intervention et d’efficacité du 21e siècle. Ses performances limitées en matière de vol de nuit et de vol tous temps sont devenues incompatibles avec les exigences que l’on attend aujourd’hui d’un chasseur de couverture moderne, ce qui le cantonne de plus en plus à des missions de simple police aérienne. En outre, l’âge conséquent des machines et la fatigue structurelle des avions exige un entretien de plus en plus coûteux. Bref, le F-5, dont la conception de base remonte à la fin des années 1950, a fait son temps !

Lla Suisse a donc lancé un programme d’évaluation pour lui trouver un successeur.

Quant aux F-5 Tiger II helvétiques, sur les 110 appareils acquis à l’origine, environ la moitié a déjà  été mise à la casse ou vendue à l’étranger, sans compter les appareils victimes d’accidents. Au début 2019, 54 « Tiger II » volent encore au sein des Forces aériennes suisses aux côtés des F/A 18 « Hornet », dont 12 biplaces.

Données techniques

Types                   F-5 E (monoplace),  F-5 F (biplace)

Propulsion            2 réacteurs

Poussée               2 x 14 500 kg sans post-combustion

2 x 20 000 kg avec post-combustion

Vitesse de pointe  environ 1700 km/h (Mach 1,6)

Poids en charge   10 900 kg

Charge utile          1373 kg

Armement            2 x canons de 20 mm

2 x missiles infrarouges air-air AIM-9P Sidewinder

Mortier de position 15 cm Ord 1883 (Suisse)

Constructeur:                                   Tube: Krupp à Essen

Année de fabrication:                       1883

Poids:                                              1090 kg

Calibre:                                            149,1 cm

Affût:                                                métallique

Portée:                                             maximum 3600 m

Il utilise la même munition que le canon 15 cm Ord 1877/1883