Archives de l’auteur : Moret Jean-Charles

À propos Moret Jean-Charles

Fondateur de l'Association Pro Forteresse Co-fondateur de l'Association Fort Litroz

Obusier 15 cm 1916 L 14 – Suisse

Désignation de l’arme:                     15 cm Hb L 14

Licence:                                            Krupp

Constructeur:                                   Krupp

Année de fabrication:                       1916

Poids:                                              prêt au tir: 2200 kg

configuration route: 2200 kg

Longueur du tube:                           14 calibres = 2100 mm

Rayures:                                           à droite 35,9/17,8 calibres = 5°/10°

Frein de recul:                                  hydraulique avec retour variable

Recul:                                                à 0° d’élévation: 1500 mm

                                                          à élévation maximum: 1000 mm

Vitesse de feu:                                    maximum 6 coups/minute

Largeur hors tout:                              1900 mm

Pneus:                                                 roues en bois cerclées, largeur 12 cm

Vitesse de remorquage:                      10 km/h avec chevaux (éventuellement remorquage par véhicule à moteur)

Servants:                                             10 hommes

 

Obusier 12 cm 1912 L 14 – Suisse

Désignation de l’arme:                     12 cm FF Hb 12 L 14

Licence:                                            Krupp

Constructeur:                                   Krupp

Année de fabrication:                       1912

Poids:                                              prêt au tir: 1446 kg

configuration de route: 1446 kg

Longueur du tube:                             14 calibres = 1675 mm

 

Rayures:                                              rayures progressives à droite 49/25 calibres = 3° 40’/7° 09′

Frein de recul:                                     hydraulique

Recul:                                                   constant, 1080 mm

Vitesse de feu:                                      maximum 10 coups/minute

Largeur hors tout:                                1800 mm

Roues:                                                    bois avec bandage métallique 75 mm

Vitesse de remorquage:                         10 km/h

Servants:                                                 chef de pièces + 6 hommes

 

Mortier-boule 12 cm Ord 1888 – Suisse

Constructeur:                                   Crusonwerk, Magdeburg

Année de fabrication:                       1888

Poids total:                                      environ 1000 kg                              

Calibre:                                            12 cm

Portée:                                             maximum 3000 m

Troupe d’infanterie cycliste – Suisse

L’Armée suisse avait une troupe d’infanterie cycliste qui a cessé d’exister en 2002. Les troupes cyclistes sont créées en 1892 en vertu de la loi fédérale établissant la formation de compagnies cyclistes. En août de la même année à Berne, une première école accueillait 215 recrues et autant de bicyclettes, chaque homme devant entrer en service avec son propre deux-roues. Les cyclistes devenaient propriétaire de leur bicyclette et pouvaient l’utiliser au civil et devaient entrer en service avec leur bicyclette.

En 1912, elles intègrent les sections de combat afin d’étendre leurs compétences au-delà des missions de liaison comme par exemple l’exploration, l’occupation des avant-postes ou la sûreté des flancs de déplacement de l’infanterie. Unités silencieuses, rapides et d’une puissance de feu équivalente à celle de l’infanterie, leurs effectifs sont portés en 1924 de 2500 à 6300 hommes. Elles sont ensuite dotées de mitrailleuses légères modèle 1925. Dans l’entre-deux-guerres, les troupes cyclistes se développent en unités d’élite, avec la fierté de leur arme et un esprit de corps remarquable. En 1937, les troupes cyclistes passe de l’infanterie aux troupes légères nouvellement créée, qui intègrent également la cavalerie et les troupes légères motorisées.

Après la guerre, l’équipement en armements lourds se poursuit. Les unités cyclistes emportent avec elles des mitrailleuse 51, un nombre croissant de Tube roquette. En 1962 elles sont renommées troupes mécanisées et légères (TML). Chaque régiment cycliste est accompagné de véhicules tous-terrains légers, qui servent d’atelier de réparation, transportent l’approvisionnement ainsi que du matériel. En 1981 elles sont équipés des engins guidés antichars 77 M47 Dragon. Le rôle des troupes cyclistes consistait en particulier à intervenir rapidement pour des actions ponctuelles, et à engager le combat en terrain difficile et de nuit.

En 2003, dans le cadre du passage d’Armée 95 à Armée XXI (1er janvier 2004), les trois régiments de cyclistes incorporés aux trois corps d’armée de campagne6 sont dissous, marquant ainsi la fin des troupes cyclistes au sein de l’Armée suisse.

Les régiments cyclistes d’Armée 95 (1995 à 2003) :

  • Radfahrerregiment 4: Batallion Cycliste 1, Radfahrerbatallion 2 et 7
  • Radfahrerregiment 5: Radfahrerbatallion 3, 4 et 8
  • Radfahrerregiment 6: Radfahrerbatallion 5, 6 et 9

Un régiment était composé de trois bataillons. Parmi eux, deux étaient composés d’une compagnie d’état-major (EM), de trois compagnies de cyclistes, d’une compagnie cycliste lance-mine (mortiers de 82 mm) et une compagnie cycliste anti-chars (M47 Dragon et Panzerfaust 3). Un bataillon était composé d’une compagnie d’état-major, d’une compagnie de cycliste, d’une compagnie de lance-mine lourd (mortiers de 120 mm), d’une compagnie de chasseur de chars (Piranha TOW) et d’une compagnie sanitaire.

Les vélos militaires continuent néanmoins d’être utilisés pour leurs côtés pratiques, sportifs et écologiques, par exemple lors des écoles de recrues et des écoles de cadres, sur les places d’armes et durant les cours de répétitions.

Nom Type Image Quantité Mise en service Retrait Fabricants Équipements
Vélo d’ordonnance 05 / Ordonnanzrad 05 68 614 1905 1995/années 2000 Condor, Cosmos, Schwalbe, Zesar, MaFaG et Komenda 1 vitesse, 22,5 kg, frein arrière Torpedo, charge utile : canon de 100 kg, produit de 1904 à 1988 en de nombreuses versions.
Vélo 93 / Fahrrad 93 5 500 ou 7 000 1993 Condor 7 vitesses Shimano (sélecteur Deore SiS indexé, dérailleur arrière RD-L553, cassette 14×32), 21,5 kg, charge utile : 160 kg, freins hydrauliques sur jante Magura, pédalier et moyeux de roue Edco, Dynamo sur rayons FER 20004
Vélo 12 / Fahrrad 12 4 100 2012 Simpel cadre aluminium AN6, noir laqué, 15 kg, dérailleur 8 vitesses Shimano, Dynamo moyeu Shimano Alfine DH-S501, freins à disques Magura MT4

 

Les aérostiers et les observateurs de l’artillerie dans l’armée suisse

Dès la naissance de la montgolfière en 1783, les militaires français s’emparent de cette nouveauté et créent déjà la 1e compagnie d’aérostier au monde, en 1794. A la bataille de Fleurus on peut ainsi observer précisément les mouvements des troupes autrichiennes. Mais 3 ans plus tard, la compagnie est dissoute, faute d’un usage évident. Le « plus léger que l’air » reste surtout un sport civil pour gens aisés. Durant la Guerre de Sécession aux USA (1861-65), le ballon connait un long usage militaire servant de plus à mesurer l’impact des boulets de son artillerie et débusquer les canons ennemis. Ferdinand von Zeppelin, observateur militaire étranger y puisera son propre intérêt qui se traduira par de futurs dirigeables. Mais c’est surtout durant le siège de Paris en 1870, encerclée par les Prussiens que les ballons réquisitionnés ou construits à la hâte servent à évacuer certaines personnalités et faire passer du courrier vital vers le reste de la France. Les grandes nations d’Europe constituent alors des unités d’aérostiers, dont la fonction est le renseignement, sauf en Suisse.

Deux hommes vont être les innovateurs du ballon en Helvétie. Du côté civil, ce sera Edouard Spelterini (1852-1931), Scheiwzer de son vrai nom, un Saintgallois qui s’envole dès 1880. En 43 ans et dans 17 nations, il entreprend 570 ascensions à 410 endroits différents et conduit 1.237 passagers, dont 100 passagères dans les airs. Du côté militaire il s’agit du Genevois Théodore Schaeck (1856-1911) qui sera bientôt à la tête des troupes d’aérostiers et fondra encore l’Aéroclub de Suisse. Les possibilités offertes par le ballon sur le champ de bataille n’échappent bien sûr pas à l’état major de l’armée suisse Dès les années 1880, ce dernier envoie des observateurs en France à Chalais-Meudon et à Paris. Il s’agit tout d’abord du cap. Ivan Strohl, puis le lt.-colonel Albert von Tscharner et enfin du 1e lieutenant Théodore Schaeck (dès 1891). Chacun fait son rapport sur les développements des militaires voisins et habitue les hauts gradés à distinguer les ballons, les appareils à fournir l’hydrogène, les treuils et câbles, les moyens de transport et de manutentions connexes dont les hommes.

Le 6 novembre 1891, un 1e essai de l’état-major visant à la création d’une troupe suisse d’aérostiers et l’achat d’un ballon captif échoue, surtout par suite de l’incompréhension du Conseil fédéral concernant ce « nouveau matériel de guerre ». La demande n’est pourtant pas excessive. En comparaison, en France (1893), une compagnie d’aérostiers compte 3 officiers, 90 aérostiers et 30 soldats (=103) ; en Russie ce sont 15 officiers er 215 hommes (=230) ; en Italie il s’agit de 2 officiers, 52 aérostiers et 21 soldats (=74), la Suisse imagine un total de 74 hommes et de 8 chevaux. Mais le pertinent colonel Schaeck continuera à se faire mandater sur ce thème visitant régulièrement Paris ou Vienne et assistant aux manœuvres militaires française (1894, 1897) ou inspectant les productions d’aérostats de Chalais-Meudon.

Création de la compagnie des pionniers aérostiers suisses

Le développement civil de l’aérostation en Suisse finit par marquer les esprits les plus conservateurs. Spelterini traverse plusieurs fois les Alpes de Suisse en Italie avec passagers. L’exposition nationale suisse à Genève de 1896 sensibilise la majorité du pays alors que des dizaines de milliers de piétons y prennent leur 1e baptême de l’air. Des émules se forment à ce sport dans toute la Suisse. Près de Genève on connait Xavier Kessler (1892-1935), Louis Kaeser (né en 1876), Eugène Baud (1866-1926), Louis Ansermier et d’autres qui y fondent d’ailleurs avec A.Liwentaal la 1ère association aéronautique de l’histoire suisse : l’Ecole Suisse d’Aérostation (sept.1896) qui se transformera en 1900 en Société Suisse d’Aérostation.

Aussi, en novembre 1896, le Bureau de l’état-major général réitère sa demande dans un mémorial proposant la création d’une compagnie de pionniers-aérostiers composée de 4 officiers, 72 sous-officiers et soldats (37 aérostiers, 35 soldats du train), 66 chevaux et 14 véhicules hippomobiles ainsi qu’un ballon, incluant sa voiture et les accessoires. Et le miracle se produit. Le 24 mai 1897 le Conseil Fédéral accepte la constitution d’une troupe d’aérostier qui est finalement acceptée par le Parlement le 14 décembre. L’enveloppe budgétaire comprend 153.300F de matériel, 13.850F pour les chevaux, 30.000F pour des bâtiments, un effectif de 4 officiers, 72 sous-offs et soldats et 8 chevaux. L’organisation est confiée au chef d’arme du génie, le colonel EMG Théodore Schaeck, chef de section de la division d’état-major général. Il est chargé du recrutement, de l’équipement et de l’instruction de cette troupe.

Le ballon « Vagabond » prêt au vol le 3 août 1900. Au début septembre 1898, les premières recrues « aérostiers » sont appelées à Berne. Il s’agit de volontaires qui ont déjà fait leur école de recrue et possèdent certaines connaissances professionnelles propres à servir dans les troupes d’aérostiers. Le 31 mai 1899 on achète un terrain de 5.600m2 près de Berne-Wankdorf où l’on construit une halle à ballon, toujours existante, de 13,15×12,3m, haute de 7m, et ses annexes pour la troupe, les chevaux et tout le matériel, puis on aménage le terrain pour le gonflage (canalisations). Le matériel commandé est livré au fil des semaines : 2 aérostats, l’usine à hydrogène, les câbles et compresseur, les véhicules etc. Le 25 juillet Th. Schaeck reçoit l’ordre de débuter les activités de la compagnie.

Première école de recrue pour aérostiers

Sous les ordres de Schaeck, le commandant de l’école est le 1er lieutenant H. von Gugelberg. C’est le 27 juillet 1900 que les futurs pionniers de l’aérostat entament la 1ère école de recrues qui leur est spécifique. Cette centaine de militaires a pour mission de guider un ballon captif pour aider la cavalerie lors de missions de reconnaissance. L’instruction consiste en un écolage de 8 semaines qui se tiendra tous les 4 ans, entrecoupé tous les 2 ans d’un cours de répétition de 18 jours. Pour les cadres, une école de cadres s’étend sur 3 semaines complétée de cours spéciaux. Le fameux aéronaute français Edouard Surcouf (1862-1938) est chargé de la direction de l’instruction concernant la partie technique.

Un ballon captif sphérique de 600m3 et un ballon captif militaire allemand long de 24m de couleur jaune (« saucisse ») sont à l’inventaire, treuillés par un camion Surcouf. Le parc compte aussi 28 véhicules et 91 chevaux. Bien que Schaeck ait déjà volé plusieurs fois avec le sphérique, le grand jour des pionniers aérostiers se situe le 3 août, lorsque ce ballon s’élève pour la 1e fois dans les airs au bout de son câble. Six jours plus tard, il échappe à tout contrôle et disparaît dans les nuages. Le lieutenant Messner (1875-1941) s’inquiète : « Nos espoirs sont presque anéantis. Sans ballon, comment poursuivre les activités de l’école ?« . Ce n’est que le lendemain que l’on trouve le ballon complètement déchiré, dans une forêt de sapin à la hauteur de Bantigen (BE). Une équipe de 2 tailleurs s’évertue pendant 15 jours à réparer le ballon désormais baptisé « Le vagabond ». L’histoire ne manqua pas de plaire aux détracteurs de l’aérostat…. La « saucisse » s’élève pour la 1ère fois le 17 août jusqu’à 600m, sans occupant dans la nacelle, retenue par son câble. Elle peut grimper jusqu’à 1.000m offrant une vue stratégiquement imprenable. Le 1er septembre Surcouf fait une autre ascension en sphérique

 Le début de 25 années riches en ballons à gaz, civils ou militaires

Le monde civil suisse du ballon sera également bien influencé par l’existence des nombreux militaires aérostiers. En 1905, on compte 288 ascensions, 400 en 1906 et plus de 1.600 depuis la création de l’Aéroclub de Suisse en 1901. L’AéCS compte 552 membres à la fin 1909, principalement des ballonistes. Les aérostiers militaires vont jouer ensuite un rôle décisif dans la création et l’essor de l’aviation militaire suisse. Lors de la création tardive des troupes d’aviation en 1914  , la Cie d’aérostiers constitue l’unité de garde et de service. Elle perdurera jusqu’en 1937. Quant à Théodore Schaeck, il passe son brevet civil d’aérostier en 1904 qui porte le no.1, bien entendu.

 

Le char Panzer 39 Praga – Suisse

En 1939, la Suisse accusait un retard certain en matière de blindés : elle ne disposait que d’un nombre très restreint de chars d’assaut (24 engins) et était totalement dépourvue de véhicules chasseurs de char. Cette lacune, qui aurait pu avoir de graves conséquences en cas d’invasion du pays, ne put être comblée durant la seconde guerre mondiale, vu l’impossibilité d’acheter du matériel à l’étranger et étant donné le statut de neutralité de la Confédération. Il fallut attendre 1946/47 pour corriger partiellement cette erreur, avec l’acquisition de 158 chasseurs de chars allemands « Hetzer », achetés à la Tchécoslovaquie et rebaptisés « G-13 » par l’armée suisse.

Durant la mobilisation de 1939-1945, l’armée ne put donc compter que sur 24 chars légers. Il s’agissait de chars de 7 tonnes de fabrication tchécoslovaque (Ceskomoravska Kolben Danek a.s.). Ces chars, appelés Pz.Kpfw.38(t) dans l’armée allemande où ils équipèrent notamment les 7e et 8e Pz.Div., furent  officiellement désignés « Panzer 39 » dans l’armée suisse, d’après l’année de leur mise en service à la troupe. Dans la pratique, les soldats les connaissaient plus simplement sous le nom de  « Praga » qui fut rapidement popularisé.

L’acquisition se fit en deux séries, juste avant l’annexion de la Bohème-Moravie par le IIIe Reich. Les 24 engins furent remis à la troupe en 1939. La première tranche de 12 chars comportait des moteurs à benzine SKODA d’origine. La seconde fut montée en Suisse et reçut un moteur Diesel Saurer CT-1D.

Les 24 chars furent répartis en 6 détachements subordonnés aux groupes d’exploration des divisions. Dès 1940, ces détachements furent regroupés en 3 compagnies de chars.

Les véhicules reçurent tout d’abord une livrée camouflée en trois tons (vert foncé, kaki et blanc).  Dès le début des hostilités, on décida de peindre le sigle CH en grosses lettres majuscules jaunes sur les flancs de la tourelle et sur l’avant de la caisse, pour faciliter leur identification par les belligérants étrangers. Cette mesure visait à éviter toute confusion, étant donné que les Allemands utilisaient également le même type de véhicules et que les engins suisses étaient appelés à patrouiller en zone frontière.

Armement du Panzer Pz.39 « Praga » :

1 canon Pzw Kanone 38 de 2,4 cm

2 mitrailleuses Pzw Maschinengewehre 38 de 7,5 mm.

1 mitrailleuse légère Pzw-Maschinengewehr 25 de 7,5 cm.

Le char Panzer 39 Praga – Suisse

En 1939, la Suisse accusait un retard certain en matière de blindés : elle ne disposait que d’un nombre très restreint de chars d’assaut (24 engins) et était totalement dépourvue de véhicules chasseurs de char. Cette lacune, qui aurait pu avoir de graves conséquences en cas d’invasion du pays, ne put être comblée durant la seconde guerre mondiale, vu l’impossibilité d’acheter du matériel à l’étranger et étant donné le statut de neutralité de la Confédération. Il fallut attendre 1946/47 pour corriger partiellement cette erreur, avec l’acquisition de 158 chasseurs de chars allemands « Hetzer », achetés à la Tchécoslovaquie et rebaptisés « G-13 » par l’armée suisse.

Durant la mobilisation de 1939-1945, l’armée ne put donc compter que sur 24 chars légers. Il s’agissait de chars de 7 tonnes de fabrication tchécoslovaque (Ceskomoravska Kolben Danek a.s.). Ces chars, appelés Pz.Kpfw.38(t) dans l’armée allemande où ils équipèrent notamment les 7e et 8e Pz.Div., furent  officiellement désignés « Panzer 39 » dans l’armée suisse, d’après l’année de leur mise en service à la troupe. Dans la pratique, les soldats les connaissaient plus simplement sous le nom de  « Praga » qui fut rapidement popularisé.

L’acquisition se fit en deux séries, juste avant l’annexion de la Bohème-Moravie par le IIIe Reich. Les 24 engins furent remis à la troupe en 1939. La première tranche de 12 chars comportait des moteurs à benzine SKODA d’origine. La seconde fut montée en Suisse et reçut un moteur Diesel Saurer CT-1D.

Les 24 chars furent répartis en 6 détachements subordonnés aux groupes d’exploration des divisions. Dès 1940, ces détachements furent regroupés en 3 compagnies de chars.

Les véhicules reçurent tout d’abord une livrée camouflée en trois tons (vert foncé, kaki et blanc).  Dès le début des hostilités, on décida de peindre le sigle CH en grosses lettres majuscules jaunes sur les flancs de la tourelle et sur l’avant de la caisse, pour faciliter leur identification par les belligérants étrangers. Cette mesure visait à éviter toute confusion, étant donné que les Allemands utilisaient également le même type de véhicules et que les engins suisses étaient appelés à patrouiller en zone frontière.

Armement du Panzer Pz.39 « Praga » :

1 canon Pzw Kanone 38 de 2,4 cm

2 mitrailleuses Pzw Maschinengewehre 38 de 7,5 mm.

1 mitrailleuse légère Pzw-Maschinengewehr 25 de 7,5 cm.

Arquebuse ach dans le terrain

Ces quelques photos vous présenterons l’arquebuse dans le terrain.

Arquebuse ach dans le terrain

Quelques photos présentant l’arquebuse dans le terrain