Avant 1914, monsieur Marguerre travaillait comme ingénieur dans un centre de recherche à Berlin. Avec la guerre, il prend le grade de capitaine et se voit confier la direction d’une section spéciale de la Vème Armée allemande, dirigée par le fils de l’Empereur d’Allemagne.
L’armée a pour mission de stabiliser le front en installant de solides positions défensives et en construisant des camps de repos pour les soldats de passage. Le capitaine Marguerre et sa section sont affectés sur la zone de Spincourt. Ils doivent créer un camp et une centrale à béton pour tester l’utilisation de ce matériau en temps de guerre. La section spéciale du capitaine Marguerre va créer de toutes pièces, en pleine forêt, un lieu surprenant par sa conception moderne et par la qualité de ses aménagements.
Parmi leurs missions, les hommes du capitaine Marguerre devaient élaborer et tester des techniques rapides des abris bétonnés. La technique se voulait efficace. Les blockhaus sont érigés sans fondations afin de tester des méthodes de construction sur un simple lit de sable ou de terre. L’emploi de matériaux à portée d’une zone de combat (tôles, planches et branchages) comme éléments de coffrages est aussi mis à l’étude.
Malgré la différence des techniques utilisées pour leur construction, ils correspondent à un plan « type » : une entrée en chicane et un corps du bâtiment. Une meurtrière donnant sur le sas de l’entrée permettait aux sentinelles autant de surveiller les abords de l’abri que d’en défendre l’approche. Le corps du bâtiment, de par sa longueur et son peu d’accessibilité, servait à loger et à protéger les hommes d’une section (environ 50 hommes).
Le bunker achevé, le plafond est recouvert de larges bandes de papier goudronné. Elles assurent une meilleure salubrité à ce bâtiment chargé d’accueillir pour quelques temps des hommes en provenance de la zone de combat proche.
Le camp trouve sa personnalité dans ses décors. Au-dessus de la porte centrale, l’inscription indique que « ce campa été construit par la section de la BEton FAbrik sous la direction du capitaine Marguerre ». Cela souligne, s’il en était besoin, la rareté d’un tel ensemble et la fierté de ses bâtisseurs. Les bacs à fleurs au pied des bâtiments, les ouvertures ouvragées, les fausses colonnades, les faux colombages et les peintures murales rendent ce camp remarquable. Cette volonté décorative traduit le souci de recomposer l’ambiance du foyer familial allemand, de laisser l’empreinte d’une « Heimat » qui devait un tant soit peu adoucir le quotidien du soldat.
- Vestige des décors qui garnissaient les bâtiment du camp de Marguerre
- Situation sur carte du camp de Marguerre
- Plan d’accueil et d’information du camps de Marguerre
- Plan du camp de Maguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Mur d’un bâtiments du camp de repos de Marguerre coffré avec des tôles ondulées
- Inscription sur le bâtiment: « ce campa été construit par la section de la BEton FAbrik sous la direction du capitaine Marguerre »
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- WC du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Information sur le camp de Marguerre
- Vue aérienne du camp de Marguerre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre ainsi qu’une fontaine
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre avec les murs coffrés avec des tôles ondulées
- Bâtiment recouvert de mottes de terre
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Utilisation de tôle pour le coffrage
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Transfert des matériaux de la voie de 60cm au char à cheval
- Bâtiment de l’administration du camp de Marguerre avec ses décors
- Bâtiments du camp de repos de Marguerre
- Vestiges du décor mural d’un bâtiment du camps de Marguerre
- Décor d’un ouverture d’un bâtiment