Archives de l’auteur : Moret Jean-Charles

À propos Moret Jean-Charles

Fondateur de l'Association Pro Forteresse Co-fondateur de l'Association Fort Litroz

Marine suisse – canot P16

L’armée suisse renouvelle ses canots patrouilleurs en remplaçant les anciens canots P80 âgés de 40 ans par de nouveaux canots P16.

Celui-ci, fabriqué en Finlande est parfaitement stable sur l’eau à naviguer. La commande du moteur ainsi que tous les équipements dont il est pourvu, y compris le rada, sont  à la pointe de la technologie. Tandis que les anciens canots étaient dotés de mitrailleuses 64 de calibre 12,7mm, l’une à la proue et l’autre à la poupe, les nouveaux sont équipés d’une mitrailleuse lourde installée sur les superstructures du canot, ce qui permet un tir sur 360°. La longueur des nouveaux canots est de 13m50. L’équipage comporte un barreur, le navigateur/radariste, le commandant, le soldat radio ainsi que le tireur à la mitrailleuse lourde. Il est équipé de couchettes, d’une cuisine.

Ces canots sont conçus pour des activités de surveillance, de reconnaissance, de patrouille et de sauvetage. Ils peuvent atteindre une vitesse de 65 km/h.

Les principaux secteurs d’engagement concernent les lacs frontaliers et le Rhin.

Afin de les déplacer rapidement d’une position à une autre, dix semi-remorques surbaissées, avec un système de calage spécial, sont également commandés.

 

Informations et photos tirés de DEFENSIO 4-2018.

A320 Fort d’infanterie de Famelon – altitude env. 1750 m

Ce type de fort d’infanterie (éventuellement artillerie) a été construit durant la seconde guerre mondiale à divers endroit en Suisse. Ils avaient la particularité d’être totalement brut, sans alimentation électrique et sans aucun confort intérieurement. En effet, les couloirs ne sont pas revêtus et la roche est apparente partout, le sol n’est pas bétonné. Par contre les différents locaux servant à abriter la troupe, dortoirs, réfectoire, WC, cuisine et surtout les locaux de combat sont pratiquement similaire à un fort classique. Lors de l’occupation de l’ouvrage, un téléphérique pour le transport du matériel était mis en place entre l’alpage situé au pied de la paroi de rocher et l’entrée du fort. Les fixations existaient soit au départ soit à l’arrivée, ce qui facilitait grandement cette installation.

Le fort comporte trois étages, l’étage inférieur abrite toutes les installations pour la troupe et également les locaux de combat. Le local de combat centre est équipé d’un canon ach de 24 mm sur affût à pivot (Arquebuse) et de 2 embrasures pour l’observation et le tir avec un fusil-mitrailleur (éventuellement Fass 57). Le local de combat nord est équipé d’une mitrailleuse MG 11 (par la suite d’une MG52) sur affût à pivot et de 2 embrasures pour fusil mitrailleur (éventuellement Fass 57) ou l’observation. Le local de combat sud est équipé de d’un canons de 4,7cm sur affût à pivot et d’une embrasure pour un fusil-mitrailleur (éventuellement Fass 57) ou comme poste d’observation. Le local de combat sud-ouest est équipé d’une mitrailleuse MG 11 (par la suite d’une MG52) sur affût à pivot et de 2 embrasures pour fusil mitrailleur (éventuellement Fass 57) ou l’observation

Le niveau au-dessus du premier étage, atteignable par un puits vertical muni d’une échelle métallique comporte plusieurs postes d’observation dirigés dans différentes directions afin de couvrir l’ensemble du secteur.

Le troisième étage, aussi atteignable par un puits vertical équipé d’une échelle métallique, est principalement équipé d’un système de captation de l’eau qui suinte de la voûte et qui est récupérée et expédié par des tuyaux dans les réservoirs situés deux étages plus bas. Il y a également la sortie de secours de l’ouvrage à ce niveau.

L’ensemble de l’ouvrage comporte environ 300 mètres de couloirs. Et l’effet est assez impressionnant, car il est vraiment situé au sommet d’une paroi rocheuse verticale d’environ 200 m.

 

Fortin A60 – La Madeleine/Châtelard

Cet ouvrage est situé environ 40 mètres au-dessus de l’ouvrage A59, au départ de la route de Châtelard-Giétroz. La ventilation était assurée par un système manuel. Il était équipé d’une mitrailleuse Mg 51 qui couvrait le compartiment de terrain ou était situées les barricades antichars. L’embrasure est actuellement bouchée.

 

A57 Fortin d’infanterie du col de la Forclaz nord supérieur

C’est un ouvrage qui vaut la peine d’être observé. Au-dessus du fortin A58, un chalet très joli, avec plusieurs fenêtres et des volets ouverts semble bien faire partie du paysage. C’est le fortin A57, camouflé par ce faux chalet qui abrite le bloc de béton du A57. Celui-ci est armé d’une mitrailleuse Mg 51 de 7,5 mm. Il tire en direction de la barricade antichars T6. Un local de repos situé au-dessous du local de combat permettait d’abriter, en cas de besoin, l’équipage du A57 ainsi que celui du A58. Ce local de repos est équipé d’une ventilation manuelle qui le mettait à l’abri des toxiques de combat et des retombées radioactives. L’ouvrage est alimenté en électricité par le réseau public, mais ne possède pas de groupe électrogène.

A54 – Fortin d’infanterie Orsières carrière centre

Secteur: Ligne d’arrêt d’Orsières

Situation: Orsières / La Creuse

Altitude: 930 m

Types: emi enterré

Construction: béton armé

Catégorie: position de barrage

Affectation: blockhaus d’infanterie

Effectif: 3 hommes

Mission: bloquer et détruire l’ennemi dans la cuvette d’Orsières et barrer l’axe routier conduisant à Champex au niveau du village d’Orsières

Armement: 1 mitrailleuse Mg 11, remplacée par 1 mitrailleuse Mg 51

Embrasures: 1 embrasure de tir + 1 embrasure d’observation (ou Fm)

Défense: 1 goulotte lance grenades (local de combat) et masse couvrante de terre et de caillasse

Infrastructures:

-étage supérieur : local de combat.

étage inférieur: abri souterrain (8 lits) avec protection collective. Et trappe antigaz reliant les deux niveaux de l’ouvrage

Camouflage: treillis peint et modelé dissimulant l’embrasure

Particularité: entrée en chicane pour défiler la porte

Etat actuel: vidé et désarmé après déclassement.

A53 – Fortin d’infanterie Orsières carrière Centre

Secteur: Ligne d’arrêt d’Orsières

Situation: Orsières / La Creuse

Altitude: 930 m

Types: semi enterré

Construction: béton armé

Catégorie: position de barrage

Affectation: blockhaus d’infanterie

Effectif: 3 hommes

Mission: bloquer et détruire l’ennemi dans la cuvette d’Orsières et barrer l’axe routier conduisant à Champex au niveau du village d’Orsières

Armement: 1 mitrailleuse Mg 11, remplacée par 1 mitrailleuse Mg 51

Embrasures: 1 embrasure de tir + 1 embrasure d’observation (ou Fm)

Défense: 1 goulotte lance grenades (local de combat) et masse couvrante de terre et de caillasse

Infrastructures:

-étage supérieur : local de combat.

étage inférieur: abri souterrain (8 lits) avec protection collective.Et trappe antigaz reliant les deux niveaux de l’ouvrage

Camouflage: treillis peint et modelé dissimulant l’embrasure

Particularité: entrée en chicane pour défiler la porte

Etat actuel: vidé et désarmé après déclassement.

A 62 Camouflages

La porte d’entrée de l’ouvrage ainsi que les deux embrasures du poste d’observation et de la mitrailleuse sont camouflés avec de fins treillis qui donnent l’impression du rocher. La photo vous montre le camouflage de l’embrasure de la mitrailleuse. Il est difficile, même à proximité, de voir cette embrasure.

Ce camouflage s’abaisse, manœuvré depuis l’intérieur du local de combat par un système à câble. Dès le tir accompli, celui-ci est relevé.

A 62 Fortin d’infanterie – Fak sur la route de Giétroz

Les ouvrages sont reliés, pour la plupart, à un réseau téléphonique enterré qui aboutit à des Fak (Feldanschlusskasten), boîte de raccordement de campagne. Il se présente comme une petite construction en béton avec une porte métallique, en général camouflée dans la nature, parfois encastré dans un rocher. Ces Fak sont construits à des emplacements déterminés afin de permettre le raccordement de ligne de campagne pour de l’observation, par exemple. Plusieurs lignes (6 à 10 en général) aboutissent au Fak. La couleur des bornes de raccordement indique l’utilisateur : vert = infanterie, rouge = artillerie, noir = non utilisé, etc.

 

 

A62 Fortin d’infanterie de Finhaut

Cet ouvrage est situé en contrebas de la route Finhaut – Giétroz. Il est atteignable par un petit sentier qui descend au-dessous d’une paroi rocheuse dans laquelle est situé le fortin.

Celui-ci est le contre-ouvrage du fort A61 de Litroz et permet, d’une part de diriger le feu de sa mitrailleuse en direction de celui-ci en cas d’attaque par de l’infanterie et également de couvrir de son feu le lieu-dit Tête Noire, de l’autre côté de la vallée, qui comporte un ouvrage miné et une barricade ach. Il peut atteindre des secteurs qui ne sont pas couverts par la mitrailleuse du fort de Litroz.

Le fortin, après un couloir d’accès, comporte un poste d’observation (qui permet également le tir avec un fusil d’assaut), puis un local de combat avec une mitrailleuse Mg 51. Un WC est situé dans le couloir près de l’accès au cantonnement. Celui-ci est prévu pour 6 hommes. A l’intérieur de celui-ci, se situe la ventilation et la filtration de l’air actionné par l’électricité qui est fournie par une ligne aérienne. A l’origine, une groupe électrogène existait, mais à été démonté pour des raisons inconnues (certainement panne du groupe). La ventilation peut être actionnée manuellement.

Le fortin est équipé d’installations téléphoniques dans chaque pièce et également de lignes extérieures à l’ouvrages reliées à deux FAK (Feldanschlusskasten = boîte de raccordement téléphonique de campagne). Le poste d’observation est encore raccordé au local de combat situé à environ 20m, par l’ancien système de transmission par  la voix comme sur les navires et nommé tube acoustique. C’est assez exceptionnel, car ceux-ci ont été démontés partout au moment de l’installation du téléphone.

Le camouflage des embrasures est assez exceptionnel.