Archives de l’auteur : Moret Jean-Charles

À propos Moret Jean-Charles

Fondateur de l'Association Pro Forteresse Co-fondateur de l'Association Fort Litroz

A195 Fortin d’infanterie – Lavey

Ce petit ouvrage a été construit bien après la guerre, en 1953 lors de la construction de la nouvelle centrale électrique au fil du Rhône de la ville de Lausanne, remplaçant l’ancienne usine devenue désuète.

Cet ouvrage couvre du feu de sa mitrailleuse la rive gauche du Rhône soit une partie de l’agglomération  de Saint Maurice à hauteur de la centrale électrique.

Cet ouvrage a comme caractéristique d’être situé au-dessus de la centrale électrique de Lavey au bord de la falaise qui domine celle-ci.

Un long escalier permet de gagner le local de combat qui est équipé pour recevoir une mitrailleuse Mg 51.

 

Ccplm landwehr cp fus II/203 (1972)

La « landwehr » comprenait des unités statiques dans lesquelles étaient incorporés des soldats de 33 à 42 ans. La cp fus II/203 faisait partie du bataillon de fusiliers 203. Celui-ci était subordonné au régiment 68 (appelé communément « Régiment des Dranses »).

Ce régiment faisait partie de la Brigade forteresse 10 (Saint Maurice). Le secteur de cette brigade est déjà fixé en temps de paix et elle est renforcée ou non par des troupes mobiles ou des armes d’appui. Formations mobiles et statiques collaborent donc intimement lorsqu’elles sont engagées dans le secteur des secondes.

La Brigade de forteresse 10 se voit confier la responsabilité de maîtriser les passages alpins conduisant à un secteur clairement défini.

Les photos qui suivent relatent un cours ccplm (cours complémentaire) qui a eu lieu à l’Alpage de la Pierre (2039 m), sur la route du Grand Saint Bernard un peu plus haut que l’entrée du tunnel routier, sur la rive gauche. Les places de tirs se situaient dans la Combe de Drône à 2300 m. d’altitude.

Vous pourrez constater que ce service n’était pas de tout repos pour des hommes de 33 à 42 ans. Il fallait chaque jour accéder aux places de tir, transporter le matériel, la munition et la nourriture avec les chevaux.

Le logement sous tente, en fin octobre, à cette altitude réservait quelques surprises, particulièrement la neige….. Et la cuisine se faisait dans la fromagerie de l’alpage, dans une fumée compacte, avec des chaudières à bois…. Et observez bien la centrale électrique, cela vaut la peine….

C’était cela l’infanterie de montagne….

Mais les images sont belles et la nouvelle génération pourra constater l’évolution de l’armée en 42 ans.

Mobilisation de guerre le 2 septembre 1939 à Martigny

Mobilisation générale en Suisse. Tous les hommes astreints au service militaire (plus de 400’000 hommes dans l’immédiat, jusqu’à 800’000 au plus fort des tensions internationales. La suisse ne comptait que 4’500’000 d’habitants ! Ils doivent sans délai rejoindre leur contingent. Télégraphe, téléphone, courrier, affiches, radio, tocsin et même crieurs publics : tous les moyens sont bons pour faire circuler l’ordre de mobilisation, jusque dans les vallées les plus reculées.

Un bombardier britannique s’écrase au-dessus de Sion – Valais – Suisse

Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1943, un bombardier « Lancaster » britannique se crashe sur l’alpage de Thyon, au-dessus de Sion.

Pendant plus d’une demi-heure, entre minuit et deux heures du matin, de nombreuses escadrilles de bombardiers britanniques franchissent les Alpes bernoises et survolent les Alpes valaisannes, à la verticale de Sion. Le défilé des centaines de lourds et puissants quadrimoteurs ne passe pas inaperçu. Les avions volent relativement bas si l’on en juge par l’intensité du sourd grondement qui remplit la vallée du Rhône, causé par leurs hélices.  Le temps qu’ils mettent à franchir le ciel au dessus de Sion dépasse celui de tous les survols précédents. Manifestement, il s’agit d’un raid d’une ampleur extraordinaire. Une atmosphère lourde et orageuse pèse sur la ville de Sion. Les habitants, réveillés par le sinistre grondement qui se répercute contre les versants, scrutent vainement le ciel. Entre les nuages assez bas, quelques étoiles scintillent de temps à autre, mais aucun appareil n’est visible.

Par contre, pour repérer leur route, plusieurs escadrilles lancent des fusées jaunes et rouges. Elles éclatent dans le ciel nocturne à la façon de brefs coups de foudre, au-dessus des massifs. Au moment où l’interminable passage des avions prend fin et que le bruit commence à s’évanouir au loin, les habitants de Sion entendent soudain un nouvel appareil isolé, volant plus bas que les autres et dont le moteur a manifestement des ratés. Au moment où le bruit atteint les crêtes de Thyon, une énorme lueur rouge embrase soudain l’obscurité, suivi quelques instants plus tard par un bruit d’explosion qui roule dans la vallée. Quelques secondes plus tard, une autre énorme lueur rougeâtre accompagne le bruit encore plus violent d’une seconde explosion. L’avion s’est visiblement écrasé du côté des crêtes de Thyon. Quelques minutes après la catastrophe, un très violent orage éclate sur les Alpes valaisannes. Il va retarder la colonne militaire dépêchée de Sion au milieu de la nuit, qui ne repérera les lieux du crash qu’à l’aube.

Les habitants de Sion l’ignorent encore, mais à l’autre extrémité du canton, vers la même heure, un autre drame se joue : un second quadrimoteur vient percuter de plein fouet les pentes du Grammont, au-dessus de Saint-Gingolph,. La R.A.F. britannique vient de perdre coup sur coup deux bombardiers lourds dans le ciel du Valais…

Les témoins les plus directs du crash de Thyon sont des jeunes filles de la JOC qui occupent la cabane des Collons. A minuit et demi, selon le récit de l’une d’entre elles, elles sont brutalement réveillées en sursaut par le vrombissement assourdissant provoqué par le passage des escadrilles. Sorties en hâte devant la cabane pour les apercevoir, elles ne voient que des éclairs, précurseurs d’un orage, qui zèbrent le ciel au-dessus des Alpes bernoises. Ne distinguant rien et frigorifiées, elles décident de réintègrer leurs lits, à l’écoute et sur le qui-vive. Environ une demi-heure après la fin du passage des lourds quadrimoteurs, le bruit proche et suspect d’un moteur d’avion leur fait à nouveau dresser l’oreille. Il est si proche que les filles sont persuadées qu’elles vont être bombardées. C’est alors qu’un craquement sinistre, puissant et prolongé, déchire l’obscurité. L’appareil vient de percuter la montagne. Les filles bondissent de leurs lits. Etrangement il n’y a pas de détonation. En ouvrant la porte, le spectacle est dantesque : des lueurs d’incendie éclairent tous les environs, lueurs tempérées cependant, côté est, par une grande colonne de fumée noire qui masque partiellement les flammes. La cabane se trouve à 5 minutes à peine du lieu du crash, mais les jeunes filles reçoivent un appel téléphonique des autorités militaires leur enjoignant de rester dans la cabane et de ne pas approcher du sinistre, par crainte que des bombes explosent à retardement. Impuissantes, elles regagnent leur gîte, comptant sur la pluie qui se met à tomber pour préserver le chalet du danger d’incendie créé par le jaillissement des étincelles.

Vingt-minutes après le crash, un premier véhicule conduit par des curieux parvient dans les parages du petit vallon qui avoisine la cabane des Collons, près du lieu de l’accident. Ils découvrent une vingtaine de bergers, la plupart vêtus seulement d’une chemise, qui courent affolés autour des restes de la machine qui brûle après que les énormes réservoirs d’essence aient explosés. A part le mitrailleur de la tourelle arrière, que le choc a projeté loin  de son siège, les sept autres membres d’équipage sont recroquevillés à leur poste, serrés dans la cabine en flammes du quadrimoteur. On n’en distingue que les restes noircis dans la lueur du brasier. Le cadavre du mitrailleur gît plus loin sur le pâturage, crispé dans la mort, encore vêtu de sa grande combinaison d’aviateur. Il porte encore son casque d’écoute sur les oreilles.

Visiblement, l’avion s’est retourné sur une aile, l’autre a été arrachée par la violence du choc et repose plus loin, tordue et informe. Dans la nuit, à la lueur du brasier, c’est une vision lugubre. Les flammes, attisées par le carburant, montent haut dans le ciel d’encre où l’orage gronde encore sur le Val de Nendaz. Elles éclairent les vaches qui broutent à quelques mètres des débris calcinés. Les bêtes regardent ce spectacle avec placidité tandis que les spectres blancs des êtres humains terrifiés crient et gesticulent, impuissants, autour des ferrailles qui grésillent et rougeoient.

Mardi matin, à 6h30, les débris du quadrimoteurs qui s’est crashé à Thyon sont enfin localisés par les militaires, à 20 mètres en contrebas de la cabane des Collons. Ils brûlent encore. Quand les premiers soldats arrivent sur les lieux du crash, un affreux spectacle s’offre à eux. Huit cadavres dont sept entièrement calcinés et méconnaissables sont découverts dans les débris. Le lourd quadrimoteur s’est littéralement volatilisé sous le choc, projetant des débris sur une grande surface du pâturage. Un moteur s’est détaché et gît cent mètres plus bas, ce qui permet de supposer que l’appareil était déjà en flammes quand il a percuté le sol. Autour des décombres tordus et calcinés, le terrain est jonché de bombes non éclatées. On aperçoit des appareils de bord, un canoë pneumatique avec sa bouteille de gonflage. Un seul des corps est identifiable, celui du sergent anglais Bolger. Deux mitrailleuses et de grandes quantités de munitions gisent épars au milieu de la carcasse. Tout permet de croire que l’appareil a été touché par un obus antiaérien au moment où il traversait les Alpes bernoises et qu’il a été abattu par la D.C.A. suisse.

Les débris de l’avion, qui couvrent une large portion du pâturage, sont  adossés au mont du château-d’eau de la conduite forcée de l’usine électrique de la Dixence. En poursuivant leurs recherches, les experts militaires parviennent à établir la cause de la première explosion entendue la nuit précédente. Elle a été provoquée par une puissante bombe de 2000 kg qui est tombée près d’Hérémence, à proximité du petit hameau de Riod, entre l’ancienne fenêtre n°5 de la conduite forcée et l’alpage de Thyon. Son explosion a creusé dans le rocher un cratère profond de 5 mètres et large de 15 mètres. Au village, toutes les vitres ont été brisées et les volets arrachés. Sur le pourtour du cratère, on constate avec surprise qu’un large champ de rhododendrons a été sectionné au ras du sol, comme à la faux. Ces découvertes permettent de reconstituer peu à peu les événements du drame qui a précipité la catastrophe. Le bombardier, touché à un moteur par la D.C.A. suisse au passage des Alpes bernoises, a poursuivi en direction de la vallée du Rhône. Mais ralenti par l’incendie qui s’est déclaré, il a perdu une partie de sa puissance. Le moteur cafouille. L’appareil perd peu à peu de l’altitude. L’équipage, qui voit se rapprocher dangereusement les crêtes de Thyon, est désespéré. Dans une ultime manœuvre, le mécanicien-bombardier tente vainement d’alléger l’appareil en ouvrant les soutes pour le soulager de sa dangereuse charge de bombes. Il lâche la plus lourde au-dessus de Riod, puis cherche vainement un terrain d’atterrissage. Malheureusement, la perte rapide de vitesse et l’obscurité, encore aggravée par l’orage qui se prépare du côté de Nendaz, ne laissent pas à l’équipage le temps de scruter plus longuement le sol, ni celui de sauter en parachutes. Lorsque la masse sombre de la montagne de Thyon surgit soudain des nuées devant leurs yeux, elle remplit tout le cockpit. Il est trop tard. La catastrophe n’a duré que quelques minutes…

Il est également possible que l’appareil ait dû se poser en catastrophes à cause des effets magnétiques du violent orage sur les moteurs qui auraient alors subi une brutale baisse de régime fatale aux aviateurs.

Le lendemain, il faut plusieurs camions pour redescendre à Sion les restes de la carcasse calcinée du Lancaster.

Les deux quadrimoteurs qui ont trouvé une fin tragique sur sol valaisan durant cette sinistre nuit du 12 au 13 juillet 1943 avaient décollés quelques heures plus tôt d’Angleterre pour franchir les Alpes et participer à un gigantesque raid aérien sur la ville italienne de Turin. Comme souvent, les équipages du Bomber Command avaient préféré ignorer la neutralité suisse et choisi délibérément de survoler le territoire helvétique pour économiser le précieux carburant et raccourcir leur route, en totale violation des accords internationaux. Ce faisant, ils s’exposaient évidemment à d’éventuels tirs de représailles de la part des Suisses qui appréciaient peu que les Alliés méprisent ainsi les lois internationales. L’enquête conduite par les autorités militaires confirma par la suite que les deux appareils britanniques crashés en Valais avaient bien été abattus par la DCA suisse.

Les restes de l’équipage tombé à Thyon sont inhumés dans le petit cimetière privé de la chapelle anglicane de Vevey. Ils reposent par équipages dans la partie du cimetière réservé aux internés britanniques, à côté de leurs frères morts la même nuit sur les pentes du Grammont, au-dessus du Bouveret…

Sur le lieu du crash, la végétation a repoussé depuis longtemps. Seule une rustique croix de bois discrète, plantée en mémoire de l’équipage par les hôtes de la cabane lors d’une petite cérémonie intime, rappelle encore le souvenir cette catastrophe depuis longtemps oubliée…

Mobilisation 14-18 à Gondo

 

Ces quelques photos donnent des renseignements intéressant sur la mobilisation 1914-1918 dans cette zone frontière avec l’Italie au sud du Col du Simplon. Il y a également des photos de la construction de l’ouvrage d’infanterie de Gondo.

Mobilisation 14-18 à Gondo

Ces quelques photos donnent des renseignements intéressant sur la mobilisation 1914-1918 dans cette zone frontière avec l’Italie au sud du Col du Simplon. Il y a également des photos de la construction de l’ouvrage d’infanterie de Gondo.

Matériel d’éclairage de l’armée suisse fin XVIIIème siècle

Le matériel était absolument nouveau il était attribué principalement aux fortifications. La manipulation de ce matériel exigeait l’intervention de spécialistes et ils n’étaient pas nombreux à connaître les « machines » électriques.

La cavalerie de l’armée suisse 1939 -1970

Corps de troupe prestigieux, longtemps considéré comme une élite, la cavalerie a toujours bénéficié d’une aura légendaire du fait de la longue tradition de gloire militaire dont elle bénéficiait dans les diverses armées européennes et du rôle déterminant qu’elle jouait encore sur les champs de bataille au 19ème siècle.

Dès la première guerre mondiale, elle commença toutefois à perdre de l’importance, avec l’apparition de l’artillerie lourde et des armes automatiques qui rendaient désormais suicidaires les charges de cavalerie d’antan. Modernité oblige, elle fut progressivement remplacée par des unités motorisées, puis mécanisées, mieux adaptées aux nouvelles conditions de la guerre et aux nouvelles doctrines de feu et d’engagement.

Cet effacement progressif de la cavalerie au profit d’engins motorisés, amorcé en Suisse dans le second quart du 20e siècle, s’est traduite par le remplacement du cheval, comme arme de choc, par le char de combat, bientôt regroupé en divisons blindées. Elle a abouti à la suppression pure et simple des troupes montées helvétiques, dont les dernières unités ont été finalement dissoutes au début des années 1970.

Durant la seconde guerre mondiale, l’armée suisse disposait toutefois encore de nombreuses unités de cavalerie, réparties notamment entre les troupes légères et les troupes de couverture frontière.

De 1939 à 1945, de nombreuse unités de cavalerie ont ainsi parcouru le pays au gré des mobilisations successives. Des détachements de cavaliers ont fréquemment été utilisés pour patrouiller les confins du pays, notamment sur notre frontière nord-occidentale, dans le massif du Jura ou le long des rives du Rhin. Leur mobilité, leur rapidité et leur caractère tous terrains en faisaient en effet un outil d’exploration idéal pour surveiller le territoire limitrophe et faire respecter la neutralité suisse en marquant le tracé de nos frontières…

Ce sont à ces troupes et aux hommes qui y ont servi que nous voulons rendre hommage au travers des quelques images qui suivent…

 

La cavalerie suisse 1939 – 1970

Corps de troupe prestigieux, longtemps considéré comme une élite, la cavalerie a toujours bénéficié d’une aura légendaire du fait de la longue tradition de gloire militaire dont elle bénéficiait dans les diverses armées européennes et du rôle déterminant qu’elle jouait encore sur les champs de bataille au 19ème siècle.

Dès la première guerre mondiale, elle commença toutefois à perdre de l’importance, avec l’apparition de l’artillerie lourde et des armes automatiques qui rendaient désormais suicidaires les charges de cavalerie d’antan. Modernité oblige, elle fut progressivement remplacée par des unités motorisées, puis mécanisées, mieux adaptées aux nouvelles conditions de la guerre et aux nouvelles doctrines de feu et d’engagement.

Cet effacement progressif de la cavalerie au profit d’engins motorisés, amorcé en Suisse dans le second quart du 20e siècle, s’est traduite par le remplacement du cheval, comme arme de choc, par le char de combat, bientôt regroupé en divisons blindées. Elle a abouti à la suppression pure et simple des troupes montées helvétiques, dont les dernières unités ont été finalement dissoutes au début des années 1970.

Durant la seconde guerre mondiale, l’armée suisse disposait toutefois encore de nombreuses unités de cavalerie, réparties notamment entre les troupes légères et les troupes de couverture frontière.

De 1939 à 1945, de nombreuse unités de cavalerie ont ainsi parcouru le pays au gré des mobilisations successives. Des détachements de cavaliers ont fréquemment été utilisés pour patrouiller les confins du pays, notamment sur notre frontière nord-occidentale, dans le massif du Jura ou le long des rives du Rhin. Leur mobilité, leur rapidité et leur caractère tous terrains en faisaient en effet un outil d’exploration idéal pour surveiller le territoire limitrophe et faire respecter la neutralité suisse en marquant le tracé de nos frontières…

Ce sont à ces troupes et aux hommes qui y ont servi que nous voulons rendre hommage au travers des quelques images qui suivent…

 

Infanterie suisse durant la IIème guerre mondiale

Les quelques photos que vous visionnerez vous donnent un aperçu de l’armement de l’infanterie suisse durant la 2àme guerre mondiale. Vous observerez particulièrement le fusil-mitrailleur Fm 25 qui fut une excellente arme. Il fut retiré lors de l’introduction du Fass 57 (fusil d’assaut 57).