En 1860, suite au rattachement du comté de Nice à la France, la région d’Isola (Alpes Maritimes) se retrouve coupée en deux par les hasards de l’histoire : le village d’Isola, situé au fond de la vallée de la Tinée, rejoint la France tandis que la partie supérieure de son territoire demeure rattaché à l’Italie ! Se méfiant de la France, le royaume d’Italie tient en effet à conserver le contrôle du col de la Lombarde et de ses approches car ce passage permet de déborder directement vers la plaine du Pô et Cuneo. La frontière de l’époque ne suit donc pas la crête et le pâturage d’Isola 2000 reste italien, bien que situé du côté français de la ligne de partage des eaux. Cette anomalie de l’histoire subsistera près d’un demi-siècle et ne sera corrigée qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, par le le traité de Paris (1947) qui rétablira la frontière sur la ligne de partage des eaux…
Au XXe siècle, Mussolini renforce le col face à la France, dans le cadre des fortifications du « Vallo Alpino ». Plusieurs positions de barrage, comprenant des ouvrages en béton partiellement creusés dans le roc, sont ainsi édifiées en contrebas du col et plus bas dans la vallée. La plupart subsistent dans un excellent état de conservation. En voici quelques beaux exemples …
- L’ouvrage principal du col est au centre du cliché, dans la tête rocheuse
- Vue générale de l’ouvrage principal, avec l’entrée défilée à contrepente, à droite
- Vue frontale des dessus de l’ouvrage principal du col
- Poste d’observation et ouvrage abritant une mitrailleuse
- Détail du revêtement en pierres couvrant les parties exposées de la casemate basse
- Contre-ouvrage de flanquement en contrebas du col
- Ouvrage situés sur la route
- Plusieurs ouvrages reliés par un couloir souterrain
- Détail de l’entrée de l’ouvrage principal, abritée à contre-pente
- Détail de la casemate haute de l’ouvrage du col, avec ses embrasures plongeantes
- Détail d’une embrasure de l’ouvrage barrant l’accès à Isola 2000