VENTE D'UN HAFLINGER

Nous mettons en vente un Haflinger 4x4 de l'armée suisse en très bon état. Il est immatriculé et nous avons maintenu les plaques de contrôle jusqu'à ce jour en bonne saison.

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  L'armement fédéral suisse de 1889 à 1955 [4]

Fusil d’infanterie Rubin-Schmidt modèle 1889

En 1881, la hausse du fusil Vetterli est graduée jusqu’à 1600 m. On attache beaucoup d’importance au tir à longue distance et pour le tir à 1600 m la hausse du Vetterli s’élève de 10 cm. L’amélioration de la trajectoire est recherchée par une nouvelle conception de la cartouche et une diminution du calibre. Le major Rubin, directeur de la fabrique de munitions à Thoune, présente au département militaire un fusil du calibre de 9 mm et un projectile revêtu d’une chemise de cuivre. Conduits dès 1882 par le chef d’armes de l’infanterie, puis par une commission spéciale désignée en 1886, les essais continuent jusqu’au calibre de 7,5 mm. En 1887, M. Schenker, chef du contrôle des munitions à Thoune, assisté de M. Amsler fils, chimiste, arrive à produire une poudre sans fumée et portant le nom de P.C. 88 ; résultat : le projectile a une plus grande vitesse initiale et la trajectoire est plus rasante. Au cours des nombreux essais, divers systèmes sont éliminés et restent en compétition deux modèles, celui construit par la Société industrielle de Neuhausen (SIG) et celui présenté par le colonel Rudolphe Schmidt. A part leur système de fermeture, les deux armes sont semblables dans un grand nombre de leurs parties et ce n’est qu’aux derniers essais auxquels la troupe participe à l’école de tir de Wallenstadt que le modèle proposé par le colonel Schmidt l’emporte comme étant le plus perfectionné. Ce qui le distingue spécialement, c’est le mouvement rectiligne de la culasse, mécanique trouvée depuis un certain temps déjà et protégé par un acte officiel de l’autorité militaire le 2 février 1886, acte remplacé par le brevet d’invention N+ 1613 du 11 septembre 1889.

Arrêté du 24-26 juin 1889. :

Les Chambres fédérales, à la suite du message du Conseil fédéral du 19 juin 1889, adoptent ce modèle :

Art. 1 – « Sous la désignation officielle de fusil suisse à répétition, modèle 1889, il est introduit pour l’infanterie de l’élite et de la landwehr, ainsi que pour la cavalerie, le parc et le génie d’élite, de nouvelles armes à feu portatives conformes au modèle de fusil présenté par la Commission des fusils ».

L’arrêté du 16 décembre de la même année ouvre un crédit pour la fabrication de 150 000 fusils ainsi que pour la dotation en munition de 300 cartouches par fusil. Dès 1892, ce fusil servit d’armement aux troupes du génie avec une baïonnette quadrangulaire au lieu de la baïonnette poignard. Dans cette arme, on retrouve les qualités balistiques du canon et de la munition utilisés de 1881 à 1885 et créés par le major Rubin, devenu colonel.

Au budget nous trouvons : 150000 fusils à 80 F = 12 000 000 F et 300 cartouches par fusil à 10 centimes = 4 500 000 F soit un total de 16 500 000 F.

Caractéristiques :

Longueur totale sans baïonnette : 1302 mm
Longueur totale avec baïonnette : 1602 mm
Longueur du canon : 780 mm
Longueur du canon dès la boîte de culasse : 758 mm
Longueur de la ligne de mir, hausse baissée : 656,5 mm
Distance de l’axe de la feuille de hausse à l’arrière du guidon : 558 mm
Hauteur du guidon : 12,95 mm
Poids du fusil sans la baïonnette : 4900 g.
Calibre normal 7,54 mm, minimum 7,49 mm, maximum 7,56 mm
3 rayures, profondeur 0,1 mm, largeur 3,8 mm, pas 1 tour sur 270 mm.
Hausse à cadran de 300 à 2000 m.

En plus, sur la joue gauche du pied de la hausse, sont indiquées les distances de 300 m, 500 m, 1000 m, 1500 m et 2000 m. Hausse avec ressort de hausse à la feuille. Détente à cran d’arrêt, système allemand (supprime la double détente). Magasin avec levier sous la culasse mobile, pour 12 cartouches. Baïonnette-poignard, lame de 302 mm, avec la poignée 422 mm, lame sans arrêt, fourreau métal. La cartouche a un projectile en plomb durci à calotte d’acier, poids 13,7 g, longueur 28,7 mm, charge 2 g de poudre sans fumée, vitesse initiale 600 m/sec. L’encoche de la mire est en forme de V. Le canon est renforcé au tonnerre, les rainures tournent à droite, bouterolle au canon pour y fixer le pied de la hausse. Le forage de l’arme se termine vers la bouche en forme d’entonnoir pour éviter les bavures. La chambre à cartouche est évidée à l’entrée pour la tête du cylindre et pourvue d’une entaille pour le crochet de l’extracteur. Extérieurement : filet pour visser la boîte de culasse, porte-guidon avec vis, douille de monture en argentin, guidon ajusté à queue d’aronde en travers du porte-guidon. La joue gauche de la hausse est pourvue intérieurement d’une nervure à cran pour arrêter la planche de la hausse. La planche se meut autour de l’axe de la vis ; le ressort de la hausse, dont le côté gauche est à angle vif, s’engage dans les crans en s’écartant de la feuille. En avant de la boîte de culasse : ouverture, soit orifice de charge. Dans sa longueur et à droite, la boîte de culasse orme le guide-verrou ; au-dessous, il est pourvu du renfort avec passage pour l’arrêt de culasse. A gauche, l’éjecteur est fixé dans la boîte au moyen d’une vis. L’intérieur de la boîte est à rainure conductrice hélicoïdale pour les tenons d’obturation et leurs contre-forts. Tenon de la douille près de l’écrou (appelé aussi tenon de fermeture). Détente, gâchette et ressort fixés sous la boîte de culasse; cette arme a 5 vis à bois et 10 vis à métal. Le fusil se ferme et s’ouvre en poussant et en tirant le verrou. Ce mouvement rectiligne fait tourner la douille de fermeture ; en fermant le canon, on arme le mécanisme de détente et on introduit une cartouche dans la chambre. En retirant la culasse mobile en arrière, la douille vide est expulsée. Ce fusil a été fabriqué par la « Fabrique fédérale d’armes à Berne » et la numérotation part de 1 à 212 000. Dès 1892, les troupes du génie furent dotées de cette arme avec une baïonnette quadrangulaire, lame de 400 mm, poids 310 g. Pour les tirs, seule la cartouche avec la balle à tête ovale peut être utilisée, soit la munition, ordonnance 1890, ordonnance 1890/03 ou ordonnance 1890/23.

Le mousqueton de cavalerie modèle 1893

Cette arme a été fabriquée par la Société industrielle à Neuhausen (SIG) la numérotation part de 1 – 7750.

Fusil d’infanterie Rubin-Schmidt, modèle 1889-96

En 1896, le fusil M.1889 a subi de légères transformations : à la monture, à la boîte de culasse, plus courte, à la culasse mobile (l’ailette est en avant), l’obturation plus complète permet une charge de poudre plus forte. Sous cette dénomination, le Conseil fédéral adopte ce modèle pour les futures acquisitions. Le poids de cette arme est réduit de 100 g environ. Baïonnette-poignard m.89 ou la baïonnette-scie modèle 96. Numérotation de 212 001 à 349 000. Munition ordonnance 1890, 1890/03 et 1890/23. Ce modèle est devenu très rare, car il a été transformé par la suite et très peu d’armes n’ont pas été transformées.

Fusil de cadet modèle 1897

Dans l’ancienne Confédération, les jeunes à 16 ans déjà jurent fidélité aux traités d’alliance et s’exercent au métier des armes. En 1896, les corps des cadets (7 à 16 ans) comptent plus de 5700 écoliers. Ils étaient armés du fusil Vetterli de cadet à un coup. Une commission fédérale se prononça pour la construction d’un nouveau fusil de cadet en tenant compte des résultats obtenus du fusil Rubin-Schmidt. En 1896, le Conseil fédéral approuve une ordonnance permettant à la Fabrique fédérale d’armes à Berne de livrer des fusils de cadets aux autorités communales et cantonales qui en feront la demande. Un arrêté du Conseil fédéral décide d’allouer un subside de 40% du prix de vente aux cantons et communes (prix de l’arme 73.- F- F- subside de 43 F – de la Confédération à déduire). Ces armes sont la propriété des cantons ou communes, mais avec interdiction de les vendre ou de s’en défaire, car elles doivent former une réserve de guerre. Ce fusil à un coup est muni d’une double graduation lui permettant d’utiliser la cartouche d’ordonnance ou la cartouche à charge faible, dite cartouche pour fusils de cadets.

Caractéristiques

Longueur totale, sans la baïonnette : 1105 mm.
Longueur du canon : 590 mm
Longueur du canon, dès la boîte de culasse : 572 mm
Calibre normal 7,5 mm (minimal 7,48 mm, maximal 7,56 mm)
3 rayures, profondeur 0,1 mm, largeur 3,8 mm, 1 tour sur 270 mm.
Poids, sans la baïonnette : 3450 g.
Culasse modèle 1889-96, encoche de mire en V.
Baïonnette quadrangulaire comme celle utilisée par le génie, lame de 400 mm.
Poids : 310 g
La baïonnette se fixe au tenon porte-baïonnette de l’embouchoir.
Embouchoir avec tenon-porte baïonnette et tige de faisceau.
Anneau porte-battant de bretelle dessous, comme pour le modèle 89-96, battant de bretelle à la crosse.
Hausse à cadran, plus petite que sur le modèle 89-96, avec double graduation : à gauche de 300 à 1200 m (de 100 en 100 m) pour la cartouche normale, à droite de 200 à 400 m pour la cartouche faible dite de cadet.

Ce fusil n’a pas de magasin et la plaque de couche est plate. Fabriquée par la « Fabrique fédérale d’armes à Berne », cette arme est numérotée de 1 à 7000. Munition normale selon ordonnance 1890, 1890/03 ou 1890/23. Munition dite de cadets selon ordonnance 1890/03 (nouvelle formule de mai 1933), et ordonnance de 1890/23 (nouvelle formule de juin 1933), paquet avec étiquette violette. Au point de vue balistique, la construction du fusil de cadets est identique (sauf la longueur du canon) à celle du fusil 1889/96 et sa précision est égale jusqu’à 1000 m.

Fusil court modèle 1889-1900

L’arrêté fédéral du 24-26 juin 1889 qui a doté l’armée d’un fusil de petit calibre, soit 7,5 mm (le Vetterli est au calibre de 10,5 mm) destinait cette arme, non seulement à l’infanterie, mais à la cavalerie, au parc et au génie. Par la suite, on constata que d’autres corps de troupe devaient être pourvus d’une bonne arme à feu, soit l’artillerie (de position, montagne et campagne) et les troupes de forteresse. L’expérience ayant montré que le fusil long, porté en bandoulière, ou en travers du sac pendant les marches de montagne et pendant les travaux, était un handicap, on créa un fusil court dont les dimensions sont les mêmes que celles du fusil de cadets, avec un magasin pouvant contenir 6 cartouches. L’arrêté du Conseil fédéral du 27 février 1900 et l’arrêté du 9 avril 1901, adopta ce modèle pour l’artillerie de postions, l’artillerie de forteresse, les compagnies de télégraphistes, la compagnie d’aérostiers et les vélocipédiques.

Caractéristiques

Longueur totale 1100 mm, longueur du canon 590 mm, longueur du canon dès la boîte de culasse 570 mm, ligne de visée 490 mm, calibre 7,5 mm. 3 rayures au pas de 270 mm, largeur des rayures 3,6 à 3,8 mm, profondeur 0,12 mm, magasin sans levier pour 6 cartouches, hausse à cadran comme sur le modèle 89-96, mais petit modèle, graduée de 300 à 1200 m, garde-main entaillé pour la hausse, encoche de mire en V, culasse Schmidt modèle 1889-96. La baïonnette est quadrangulaire, lame de 400 mm ; le poids du fusil 3600 g et avec la baïonnette 3910 g. Embouchoir avec tenon de baïonnette et tige de faisceau, anneau avec battant de bretelle à la crosse. La plaque de couche est droite et l’arrêtoir de magasin s’accroche dans l’écusson. La vitesse initiale de la balle est de 580 m/sec. Cette arme numérotée de 1 – 18750 a été fabriquée par la « Fabrique fédérale d’armes à Berne ». Son prix de vente était de 79 F. Numérotation de 1 – 18750. Ce modèle a été transformé en modèle 1901-11. Non transformé, il est rare.

Mousqueton de cavalerie modèle 1905

Par l’arrêté du Conseil fédéral du 10 octobre 1905 et l’ordonnance du 10 mars 1907, le mousqueton de cavalerie modèle 1893, système Männlicher est remplacé par le mousqueton de cavalerie modèle 1905, système Schmidt.

Caractéristiques

Longueur totale 1073 mm, longueur du canon 550 mm, longueur du canon dès la boîte de culasse 535 mm, calibre 7,5 mm, 3 rayures, pas de 270 mm, largeur 3,6 à 3,8 mm, profondeur 0.125 mm. L’embouchoir porte-guidon sert de protection au guidon (il porte sur sa partie supérieure deux joues latérales fonctionnant comme ailes du guidon). Culasse système Schmidt 1889-96. Hausse à feuille 300 m fixe 200 m, à cadran de 400 à 1500 m, graduation de 100 en 100 m, magasin pour 6 cartouches sans arrêt de la planche. Ligne de mire pour la hausse à feuille ou fixe 470 mm, pour la hausse à cadran 415 mm. Un anneau inférieur porte sur le côté gauche le battant de bretelle ; la crosse est percée pour le passage de la courroie, la crosse est à poignée-pistolet. Le garde-main est découpé pour le passage de la hausse. La plaque de couche est droite. Cette arme n’a pas de baïonnette, son poids est de 3800 g. Ce modèle fabriqué par la « Fabrique fédérale d’armes à Berne » est numéroté de 1 – 7900. Ce mousqueton a été transformé, non transformé, il est très rare. En 1908, une commission fut créée pour l’étude et les essais de nouveaux modèles utilisant une balle pointue et une nouvelle poudre. Cette commission obtint un premier crédit de 50000 F. La France améliorait sensiblement la qualité du fusil Lebel 1886 par l’emploi de la balle D de forme ogivale avec 715 m/sec. de vitesse initiale. L’Allemagne, dès 1906, utilise pour le Mauser, une cartouche à balle pointue avec une trajectoire tendue et une vitesse initiale de 875 m/sec. L’arme suisse (mod. 1889-96 mod. 1901 et mod. 1905) avec ses 600 m/sec. est inférieure à celle de ses voisins. La Commission du fusil a en main la cartouche désirée, mais les essais le démontrent, les armes actuelles ne conviennent pas à ce genre de munition. Il faut pour les fusils un nouveau canon et une nouvelle hausse. Pour la période de 1907 à 1909, deux modèles d’arme sont fabriqués à titre d’essais par la « Fabrique fédérale d’armes à Berne » et expérimentés sur la place de Tir de Wallenstadt.

Fusil d’infanterie (essais) modèle 1907-09

Longueur de l’arme 1310 mm, longueur du canon 780 mm, calibre 7,5 mm, 4 rayures, pas de 270 mm, ligne de mire 640 mm. Hausse à parois profilées, planche de hausse avec curseur, les parois sont graduées de 300 à 2000, soit de 200 en 200m, la planche de hausse est graduée de 300 à 2000, soit de 100 en 100m ; le guidon est quadrangulaire sans protection. Le magasin pour 6 cartouches est le même que le magasin du modèle 1901, l’arrêt du magasin croche dans la boîte de culasse. Baïonnette modèle 1889, poids de l’arme 4200 g. Munition : ordonnance 1908 (essai).

Mousqueton (essais) modèle 1907-09

Cette arme a été utilisée de 1907 à 1909 pour des essais avec la nouvelle munition, ordonnance 1908.

Caractéristiques

Longueur de l’arme 1115 mm, longueur du canon 592 mm, calibre 7,5 mm ; 4 rayures, pas de 280 mm, à droite, ligne de mire 490 mm. La hausse est à parois profilées avec graduation, planche de hausse avec curseur graduée de 300 à 1500 m de 100 en 100 m. Poids de l’arme 3900 g. Baïonnette quadrangulaire, lame de 500 mm. Magasin identique au modèle 1901 pour 6 cartouches.

A la suite de ces essais, la décision intervient avec l’arrêté fédéral sur le réarmement des troupes portant fusil du 14 juin 1911 :

  1. Le fusil transformé 1889-08 et la cartouche 1908 destinée au dit fusil sont adoptée
  2. Les fusils actuels, modèle 1889-96 seront transformés conformément au nouveau modèle ; il en sera de même des fusils courts et des mousquetons.
  3. Les crédits votés sont de 15 710 000 francs-or.

Par l’arrêté du 10 janvier 1913, le Conseil fédéral déclare d’ordonnance les modèles de fusils 1911, soit :

  1. Les deux modèles présentés de fusils neufs et de fusils transformés, de même que la nouvelle cartouche, sont adoptés.
  2. les fusils modifiés sont désignés comme suit :
    • Fusil d’infanterie 96/11
    • Mousqueton 01/1 (anciennement fusil court)
    • Mousqueton 05/11 (anciennement mousqueton 1905)
  3. Les fusils et mousquetons neufs de nouvelle ordonnance sont désignées comme suit :
    • Fusil d’infanterie 11
    • Mousqueton 11

Et la chronique de l’époque rapporte l’émoi soulevé dans l’opinion par la nouvelle réforme. Cette modification et la fabrication de la nouvelle cartouche représentent une dépense de plus de 17 millions, chiffre jugé considérable qui suscite, dans tout le pays, des oppositions farouches accentuées par la campagne de ceux qui estiment que la solution consiste à introduire dans notre armée le fusil automatique (déjà) et non à réaliser une modification qui sera vite dépassée.

Fusil 1889/1911 transformé 96/11

Le fusil 96/11 provient de la transformation du fusil 89/96. Il se distingue à l’extérieur par les signes suivants : Écusson 89/96 modifié pour recevoir le magasin 1911 à 6 cartouches. La crosse dite à l’anglaise devient demi-pistolet par adjonction de cette partie, la plaque de couche est conservée. Le canon a été changé semblable au modèle 11 ; il est doté de la nouvelle hausse 11 (voir détails modèle 11).

Mousqueton 1900/11

Le mousqueton 1900/11 provient de la transformation du fusil court 1900. Il a été doté d’une nouvelle hausse 11 de 300 à 1500 m, encoche de mire ovale, chiffres sur la feuille de hausse de 100 en 100 m. Le canon a été changé. Le magasin est du modèle 1911 (voir détails modèle mousqueton 11) numérotation de 1 – 18750.

Mousqueton 1905/11

Anciennement mousqueton de cavalerie 1905, cette arme a été dotée d’un nouveau canon et d’une hausse conforme au mousqueton 11. La monture, soit crosse et garde-main, a été changée. On le reconnaît seulement par la numération N° 1 à 7900.

Fusil d’infanterie modèle 1911

Arrêté du Conseil fédéral du 10 janvier 1913. La cartouche 1911 est fournie par les Fabriques de munitions de Thoune et d’Altdorf. Elle se compose de : la douille étirée d’un disque de laiton ; la capsule de fulminate de mercure, la poudre sans fumée, obtenue par le traitement chimique de la charpie de coton, coupée en feuillettes carrées. Ces feuillettes sont graphitées et recouvertes d’un sel minéral qui en ralentit la combustion. La balle, noyau de plomb, recouvert d’une chemise d’acier.

Caractéristiques de l’arme

Longueur totale 1310 mm. Longueur du canon 780 mm. Dès la boîte de culasse 760 mm. Distance entre la vis de hausse et l’arrière du guidon 562 mm. Ligne de mire 650 mm. Calibre 7,54 mm. 4 rayures, pas de 270 mm, largeur de 3,8 à 4,1 mm, profondeur 0,12 mm (la largeur et le double de celle des champs). Culasse Schmidt, tenon de la douille derrière la chambre de charge. Hausse à joues profilées et incurvées, graduée de 300 à 2000 m, encoche de mire ½ ronde, arrêt du curseur strié. Guidon en forme de bloc rectangulaire à déplacement latéral canon avec tenon pour porte-guidon, ce dernier avec vis sous le guidon. Détente à cran d’arrêt, système allemand, crosse à poignée-pistolet. Poids de l’arme 4600 g ; baïonnette poignard à un tranchant, lame de 302 mm, poids 470 g. Dès 1918 lame à deux tranchants. Vitesse initiale de la balle pointue 800 m/sec. Dispersion à 300 m : 0,25 cm. Fabricant : Fabrique fédérale d’armes à Berne. Prix de revient de l’arme : 300 F. Numération : 349001 à 482000. Le magasin de 6 cartouches se croche dans l’écusson ; la planche se relève lorsque la dernière cartouche est tirée et empêche la fermeture de la culasse.

Mousqueton modèle 11

Arrêté du Conseil fédéral du 10 janvier 1913. Le progrès réalisé par la construction de nouvelles armes à conduit à examiner si l’infanterie de montagne ne pourrait pas être armée de l’arme courte (205 mm de moins que le fusil). Toutefois, l’arme suisse n’est pas seulement une arme de guerre. Il importe qu’au stand le tireur au fusil court ne soit pas en état d’infériorité vis-à-vis de son camarade possédant l’arme longue. Afin de dégager cette inconnue, le département militaire charge plusieurs sociétés de tir de procéder à un ensemble d’expériences. De ces résultats dépendra la solution. Sont armés du mousqueton : le génie, l’artillerie, les dragons, les cyclistes, motocyclistes, mitrailleurs. Par la suite l’infanterie de montagne et les chauffeurs.

Caractéristiques :

Longueur totale 1105 mm. Longueur du canon 592 mm. Ligne de mire 492 mm. Calibre 7,54 mm. 4 rayures au pas de 270 m rotation à droite, largeur 3,8 à 4,1 mm, soit environ le double des champs, profondeur 1,2 mm, pression maximum des gaz 3200 atmosphère, vitesse initiale 760 m/sec. Poids du mousqueton 3900 g. Hausse à joues profilées et incurvées, graduée de 300 à 1500 m de 100 en 100 m, porte-guidon par une vis sur le tenon, déplacement en biais du guidon. Encoche de mire ovale. Appareil de détente sous la boîte de culasse, soit deux leviers et ressort (gâchette et détente). Le magasin pour 6 cartouches croche dans l’écusson, la planche se relève et empêche la fermeture de la culasse lorsqu’on a tiré la dernière cartouche. Cette arme à 4 vis à bois et 8 vis à pas métallique. Baïonnette quadrangulaire (lame de 400 mm) baïonnette-poignard modèle 1889 ou 1917 (lame de 302 mm) ou baïonnette-scie mod. 1914 (lame de 480 mm) suivant les armes (génie, infanterie de montagne, artillerie, etc.). Fabricants : Fabrique fédérale d’armes à Berne ; prix de revient de l’arme 300 F.l Numérotation 30001 à 215000 (la fabrication de cette arme a été arrêtée en 1936).

Mousqueton 11 (Exécution spéciale)

Pour armer les gardes-frontières et la garde pontificale suisse à Rome une arme spéciale a été fabriquée. Les dimensions sont pareilles au mousqueton 11 mais le canon est plus fort vers le porte-guidon, la douille de la monture est plus grande et de ce fait le fût et le garde-main sont plus gros. Devant la numérotation de l’arme il y a une grande lettre V.

Mousqueton modèle 1931

L’École de tir de Wallenstadt reçoit pour des essais, à la fin de l’année 1930, des exemplaires d’un nouveau mousqueton provenant de la Fabrique fédérale d’armes à Berne. A cette époque, l’armée dispose de deux armes individuelles, le mousqueton et le long fusil. L’arme présentée par le directeur de la Fabrique d’arme, le colonel Furrer est plus précise que le fusil long ; ce modèle est adopté par le Conseil fédéral le 22 janvier 1932 et l’arrêté des Chambres fédérales du 16 juin 1933 prévoit que le mousqueton modèle 1931 est l’arme à feu de toutes les troupes portant fusil. Pour la fourniture de ce mousqueton, livré à la troupe dès 1935, les budgets de 1931 à 1935 se chiffrent à près de deux millions par année.

Caractéristiques

Longueur totale 1105 mm. Longueur du canon 652 mm. Idem dès la boîte de culasse 610 mm. Calibre 7,51 mm (tolérance 7,50 à 7,57 mm). Rebut 7,64 mm. Canon à 4 rayures, largeur 3,9 mm, profondeur 0,14 mm (largeur des rayures est le double de celle des champs). Les rayures hélicoïdales font environ deux tours sur la longueur du canon, imprimant un mouvement de rotation à droite au projectile (pas de 270 mm). Hausse à joues profilées et incurvées, graduée de 100 en 100 m de 100 à 1500 m. Distance de la feuille de hausse à l’arrière du guidon 511mm. Ligne de mire 568 mm. Porte-guidon fixé par une cheville (pas de tenon ni de vis), encoche de mire ovale. Le guidon est protégé par les joues protectrices légèrement incurvées dans leur partie supérieure.

Il existe 5 sortes différentes de guidons interchangeables :

Le plus haut 7,1 mm désignation +
Haut 6,8 mm désignation +
Normal 6,5 mm désignation N
Bas 6,2 mm désignation -
Le plus bas 5,9 mm désignation _

Magasin pour 6 cartouches, il croche dans la boîte de culasse et la planche du magasin se relève. Poids de l’arme 4000 g. Numérotation de l’arme de 520 151 à 999 999 et de 215 001 à 263 330. Crosse en noyer jusqu’en 1944 et en hêtre étuvé dès cette date (Numérotation dès 840 000). Variation du point d’impact à 300 m d’une sorte de guidon à l’autre -pour mousqueton m. 1911 : 18 cm -pour mousqueton m. 1931 : 16 cm

Détente : 3 leviers (détente, gâchette et articulation de détente) plus ressort et éjecteur mobile, logé dans la boîte. Baïonnette-poignard, modèle 1918 à double tranchant, lame de 300 mm, ou baïonnette-scie modèle 1914, lame de 480 mm. Le verrouillage de la culasse s’effectue en avant de l’ouverture de charge, c’est-à-dire directement en arrière de la chambre à cartouches. L’appareil de percussion est logé dans le cylindre. Vitesse initiale de la balle 780 m/sec. Fabricant : Fabrique fédérale d’armes à Berne ; prix de revient de l’arme 400 F. Pour l’utilisation du modèle 31 pour tirer les grenades antichar modèles 44 et 48, le magasin du mousqueton est remplacé par un magasin blanc pour les cartouches propulsives et un des deux modèles de tromblon se fixant au bout du canon.

Mousqueton à lunette 1931-42

L’arme elle-même est le mousqueton M. 31 sur lequel est fixé à demeure la lunette. Celle-ci est donc un appareil de visée faisant partie intégrante de l’arme. Cette lunette fait corps avec la boîte de culasse sur son côté gauche et grossit 1,8 fois. On peut viser avec la hausse à joue graduée de 100 en 100 m de 100 à 1000m.

Optique : Grossissement 1,8. Champ visuel 125 0/00. Diamètre de l’objectif 9 mm, diamètre de l’oculaire 5 mm.

Lunette :

  1. Carter de lunette fixé à la boîte de culasse à gauche.
  2. Objectif mobile (se rabat dans l’encoche spéciale de la monture).
  3. Feuille de hausse avec curseur, arrêtoir du curseur.
  4. Oculaire et protège-oculaire, sous le carter, vis de réglage en hauteur ; vis de réglage en direction, côté du carter

Mousqueton à lunette 1931-43

La lunette grossit 2,8 fois. La hausse est graduée de 100 en 100 m de 100 à 700 m. Grossissement 2,8 fois. Champ visuel 80 0/00. Diamètre de l’objectif 12 mm. Diamètre de l’oculaire 4,3 mm. Ces deux armes étaient remises aux tireurs d’élite.

Mousqueton à lunette modèle 1931-55

C’est une arme construite pour le tir de haute précision. Monture plus massive, poignée de crosse de pistolet bien développée ; elle est moins longue que celle du mousqueton 1931 et laisse le canon bien dégagé, faisant bloc avec le porte-guidon lui-même fixé par un écrou. Le canon renforcé est muni d’un frein de bouche. Un bipied mobile, vissé devant le pontet de sous-garde assure l’appui indispensable au tir à grande distance. Longueur totale de l'arme 1195 mm, longueur du canon y compris frein de bouche 697 mm, chambre de charge en biais, ouverture à droite, poids 6000 g. Le frein de bouche amortit le recul de 25 % ; il fait bloc avec le porte-guidon fixé lui-même par un écrou sur le canon. La culasse est un nouveau modèle qui emprunte le principe de la culasse 1931 mais avec deux sûretés de plus et une bouterolle renforcée :

  1. La première sûreté : un tenon en arrière de la douille qui s’engage dans une rainure à la hauteur de l’éjectoir.
  2. La deuxième sûreté : pour éviter le déverrouillage, l’ailette pénètre dans une encoche de la douille.

Lunette de visée amovible venant à gauche contre la boîte de culasse. Réglage par tambour de dérive et tambour d’élévation pour distance au but. Champs visuel 75 0/00, grossissement 3,5 fois. Réglage latéral par tambour (+ ou –).

Démontage de l’arme

Avant le démontage, il faut retirer les cartouches, soit contrôler le magasin et la chambre à cartouche. Enlever le magasin, enlever la culasse (en pressant sur l’arrêtoir de culasse). Prendre la culasse dans la main gauche, placer l’ailette de la tige de percussion entre les deux rainures de l’écrou. De la main gauche tourner la douille de fermeture vers la droite ; simultanément, de la main droite, pousser et soulever le verrou. Détendre le ressort de percussion en plaçant l’ailette de la tige de percussion dans la rainure de feu. Enlever du cylindre, l’appareil de percussion en le dévissant. Enlever l’extracteur en le faisant pivoter vers la droite.

Pour le mousqueton mod. 1931

Prendre la culasse dans la main gauche et placer l’ailette de la tige de percussion entre les deux rainures de l’écrou. Soulever la bouterolle du verrou hors de l’encoche de la douille, puis la poussant vers l’avant, sortir le verrou de la rainure de l’écrou. Tourner d’un quart de tour l’écrou de fermeture ; séparer le cylindre de la douille. Détendre le ressort de percussion en plaçant l’ailette de la tige de percussion dans la rainure de feu.

Pour tous les modèles

Comprimer le ressort de percussion, enlever la broche et l’écrou de fermeture. Pour remonter la culasse commencez à glisser la douille, tenon en avant par-dessus le cylindre, placer la tige de percussion dans la rainure de feu de l’écrou. Remettre le ressort de percussion en place, le comprimer et remettre la broche de percussion ; armer et placer l’ailette entre les rainures de feu et sûreté.

Pour mod. 1931

Cylindre et douille dans la main gauche, le pouce et le majeur saisissent les deux tenons de fermeture de la douille ; superposer les deux rainures pour l’éjecteur, introduire à fond l’appareil de percussion la rainure du verrou étant tournée à gauche, puis faire exécuter à l’écrou un quart de tour jusqu’à ce que l’encoche postérieure de la rainure hélicoïdale de la douille corresponde avec la rainure du verrou. Mettre le verrou en place en glissant la partie postérieure dans la rainure de l’écrou ; faire glisser le verrou en arrière tout en faisant tourner la douille à gauche jusqu’à ce que la bouterolle pénètre dans l’encoche de la rainure hélicoïdale de la douille. Placer l’ailette de la tige de percussion dans la rainure de sûreté.

Pour tous les autres modèles

Introduire et visser l’appareil de percussion dans le cylindre. Tourner la douille de fermeture jusqu’à ce que la partie antérieure de la rainure hélicoïdale corresponde avec la rainure longitudinale du cylindre et se trouve dans la prolongation de la rainure de verrou. Remettre le verrou en place, la grande bouterolle étant introduite dans la partie inférieure de la rainure hélicoïdale ainsi que dans la rainure longitudinale du cylindre et la petite bouterolle dans la rainure du verrou. Tirer le verrou en arrière tout en faisant tourner la douille à gauche jusqu’au moment où la grande bouterolle atteint l’encoche postérieure hélicoïdale. Placer l’ailette de la tige de percussion dans la rainure de sûreté. Mettre la culasse en place.

F. Pellaton 1980

 
 

  
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