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Après le fusil de 1889

Après le fusil de 1889, la Suisse "sort" encore cinq armes d'épaule avant d'arriver au système 1911, justifié non par une modification de l'arme, mais par une nouvelle munition. Parmi ces modèles, celui de 1889-1896 améliore sensiblement le "Schmidt-Rubin", à tel point que son principe subsistera jusqu'en 1957 ! Plus de soixante ans... C'est un bel âge pour un fusil ! Voici donc ces armes - plutôt rares dans les collections - que chacun aura plaisir, pensons-nous, à connaître en détail.

LE MOUSQUETON DE CAVALERIE. MODELE DE 1893

La Suisse, tout au long du XIXe siècle, a fourni à sa cavalerie un fusil plus court que celui de l'infanterie. Au fusil Vetterli de 1869 suit, très vite, le mousqueton de dragon, déjà adopté par l'arrêté fédéral du 24 décembre 1870: cette arme mesure 930 mm de longueur, et possède le même système de fermeture que le fusil dont elle découle.
Le long Schmidt-Rubin de 1889 (1300mm! n'a pas été suivi rapidement par l'arme de cavalerie. Rudolf Schmidt (1832-1898) reste bien à la tête de la Fabrique fédérale d'armes jusqu'en 1894: pourquoi n'a-t'il pas pu - ou voulu - doter les troupes montées suisses d'un fusil de la même famille que celui qu'il venait de mettre au point si brillamment ? La réponse à cette question est donnée par un document non publié : la lettre du Département militaire fédéral au Conseil fédéral du 8 novembre 1893. Il résulte du texte que la commission technique a apporté quelques modifications à l'arme créée par le chevalier Von Mannlicher et nous renseigne sur les raisons qui ont amené la commission des fusils à proposer la Société industrielle suisse de Neuhausen pour construire l'arme et non la Fabrique fédérale d'armes. Neuhausen pouvait réaliser toutes les parties de l'arme, alors que la Fabrique d'armes ne disposait pas des machines nécessaires et devait donc s'adresser à l'extérieur pour certaines productions. L'avis du professeur Amsler est partagé par tous les membres de la commission : il ne faut pas séparer la fabrication du montage, et le Conseil fédéral se rallie à cette proposition dans sa séance du 10 novembre 1893, date pouvant être considérée comme celle de l'adoption du mousqueton de cavalerie, modèle 1893. L'ordonnance de la construction est approuvée le 1er mars 1895. Notons, toutefois, que le fusil court, issu du 1889 et adopté seulement en 1900, est prévu pour l'artillerie de position, les troupes de forteresse, les télégraphistes, les aérostiers et les vélocipédistes ; l'arrêté fédéral du 20 juin 1900 ne parle pas des troupes montées.
Comme II fallait un mousqueton de cavalerie utilisant la même munition que l'ensemble de l'armée, le Conseil fédéral a admis, pour les troupes montées, le fusil système Mannlicher, à culasse à mouvement rectiligne. Dans ce modèle, adopté par l'Autriche en 1888 et en 1895, la culasse suit un simple mouvement d'arrière en avant pour la fermeture, et d'avant en arrière pour l'ouverture, au moyen d'une poignée rigide fixée à son extrémité. A l'intérieur de la culasse mobile glisse le cylindre porte-percuteur dont la tète est prévue pour l'obturation ; ce cylindre coulisse de 18 mm dans la culasse mobile. En poussant celle-ci, la tête arrive proche de son logement, à l'entrée de la chambre à cartouches. Continuant sa poussée, la culasse oblige la tête à tourner et à accrocher ainsi ses tenons de fermeture, ceux-ci étant proches du culot ; l'obturation est ainsi parfaite. La sûreté de l'arme est assurée par un taquet fixé sur la gauche du levier ; il peut s'engager dans une rainure verticale de la culasse, et empêche ainsi tout mouvement.
Cette fermeture a l'avantage de supprimer l'un des mouvements de la charge ; toutefois, l'effort nécessaire pour l'amener en arrière annule ce gain de temps. L'autorité militaire suisse n'est pas contente de cette arme; elle l'écrit lorsqu'elle traite de l'armement des troupes spéciales "... Le mousqueton de cavalerie est trop court pour la mise en joue ; sa fermeture est trop compliquée et pas assez solide, sa construction diffère trop de celle du fusil de l'infanterie" (message du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale du 27 février 1900). Malgré ces critiques, le changement de l'arme de la cavalerie ne sera décidé qu'en 1905.

LE FUSIL, MODÈLE 1889-1896

La culasse mobile du fusil Lebel, modèle 1886, mesure 72mm de longueur. C'est un ensemble composé de huit pièces, y compris les vis d'assemblage du cylindre et de la tête mobile, relativement simple à usiner. Cette culasse se déplace à l'aide d'un levier à deux mouvements, la traction et la rotation, et qui lors de la fermeture contribue au blocage par la venue du levier contre un épaulement de la boîte de culasse.
La culasse mobile du fusil suisse, modèle 1889 est également composée de huit parties, d'une construction assez subtile pour quelques-unes, telle la douille avec sa rainure hélicoïdale. La longueur totale de la culasse mobile est de 225 mm. Elle est maintenue dans la boîte de culasse par deux tenons placés à l'entrée de celle-ci. L'explosion de la charge provoque une forte pression contre le cylindre et amène des vibrations de l'ensemble du mécanisme. Si le système de Rodolphe Schmidt, avec un seul mouvement rectiligne pour que l'arme soit prête au tir, présente l'avantage de la rapidité de sa mise en place, le défaut de rigidité est gênant. Aussi, une nouvelle culasse est-elle imaginée et construite, non par le créateur de la culasse rectiligne Rodolphe Schmidt, mais par le contrôleur Vogelsang. La nouvelle arme est ainsi présentée dans le rapport de gestion du Conseil fédéral pour 1896: …Le 31 juillet 1896, nous avons adopté un changement d'ordonnance du fusil modèle 89 en fusil modèle 89/96. La modification consiste en un renforcement de la culasse mobile, un fonctionnement plus facile de celle-ci et un agrandissement de la crosse. La fabrication ne commencera que dans le courant de l'année 1897. Déjà en 1888, la commission technique du fusil (Colonel Gressly, Colonel Von Mechel et le Professeur Amsler) se rend compte qu'il faut déplacer les tenons de fermeture en avant. Un ordre précis de la section technique du matériel de guerre, daté du 6 juillet 1888, au directeur de la Fabrique fédérale d'armes reste sans suite... Le colonel Schmidt ne fait rien et explique simplement qu'un changement de construction de son système n'est pas réalisable ! Les recherches et essais sont donc conduits en dehors de lui et aboutissent, en novembre 1892, à une solution de construction acceptée par le chef d'armes de l'infanterie ; et c'est ainsi qu'au cours de 1893, les essais commencent avec trois fusils transformés; le 18 octobre 1893, il est décidé de construire 50 fusils avec le cylindre modifié.
Il semble que l'opposition à la nouvelle construction ne soit pas négligeable puisqu'une conférence des fonctionnaires, à l'échelon le plus élevé, sous la présidence du chef d'armes de l'infanterie, prescrit au Département militaire de n'accepter pour les acquisitions futures que le cylindre raccourci avec les tenons à l'avant, et de désigner cette arme : fusil à répétition modèle 1889-1896. Cette décision est entérinée par le Conseil fédéral dans sa séance du vendredi 31 juillet 1896.
La culasse mobile, modèle 1889-1896, se compose des mêmes éléments que celle de 1889; elle est simplement plus courte de 20 mm, et la diminution porte uniquement sur la longueur de la douille de fermeture; tous les autres éléments présentent les mêmes dimensions. Cette douille porte les ailettes d'appui à son avant, de sorte que la distance de l'extrémité du logement de l'extracteur jusqu'aux tenons est maintenant de 95 mm (auparavant de 157 mm). On comprend la diminution des vibrations et le meilleur accrochage permettant une charge de poudre plus forte. Pour que la longueur totale de l'arme reste sans changement, il a suffit d'allonger la crosse de 20 mm !
Le chargeur à 12 cartouches est semblable au précédent. La hausse n'a pas été modifiée, et est toujours graduée jusqu'à 2000 mètres. La seule modification visible - et même très visible - est celle des rainures d'allégement sur la boîte de culasse. Sur le modèle 1889, les deux rainures partent à peu près du milieu de celle-ci jusqu'à la fenêtre d'éjection. La rainure sur la gauche s'aligne sur le départ des deux précédentes et va tout au long de la boîte de culasse.
Sur le fusil 1889-1896, les deux rainures sur la boîte sont creusées dès le commencement de celle-ci, et vont jusqu'à la moitié de sa longueur. La rainure d'allégement sur la gauche est plus courte ; elle mesure 65 mm et s'étend sur la longueur de l'ouverture d'éjection.
En 1910, tout comme de nos jours, la pratique du tir en Suisse par les hommes se fait très intensive.

LE FUSIL DE CADET, MODÈLE 1897

La sollicitude des autorités de la Confédération helvétique pouvait assurer la pratique du tir et de l'école de soldats aux jeunes gens, avant le service militaire, dans des conditions d'agrément et de confort les meilleures possibles qui nous étonnent aujourd'hui, alors que nous ne connaissons plus que le "tir des garçons", une fois par an dans nos cantons. Cette bienveillance active est la suite d'une très longue tradition. Le goût des armes et des exercices militaires se manifeste très tôt chez les jeunes Helvètes; les chroniques font état, dès le début du XVe siècle, d'une jeunesse organisée, dispositions qui continuent et se renforcent au cours des siècles suivants. Cet enrôlement des garçons prend en 1787, à Zurich, la forme d'un corps de cadets. C'est le premier en Suisse ; il est rapidement suivi par des créations semblables dans les autres cantons.
Ces troupes s'entraînent au tir avec des fusils à leur taille, d'abord à silex, puis à cheminée et ensuite suivant les types d'ordonnance dans l'armée. Pour les apprentis soldats, le Schmidt-Rubin doit être accompagné de son petit frère ! Il va bientôt être construit.
Pour étudier ce problème, le Département militaire fédéral est chargé, le 6 avril 1895, de désigner une commission de onze membres sous la présidence de l'instructeur en chef de l'infanterie, le Colonel Rudolf. Au mois de mai, le Département reçoit une pétition, appuyée par vingt-quatre signatures d'autorités cantonales d'instruction publique et de responsables de corps de cadets, et qui développe d'une manière approfondie toute la valeur des exercices militaires et de tir des cadets, et propose l'adoption, pour eux, d'un nouveau fusil. L'élément déterminant qui emporte la décision de l'autorité pour une arme "fédérale" est la menace de l'acquisition, par les corps de cadets, d'armes de leur choix (par exemple : fusil Martini), rejetant ainsi l'uniformité souhaitée, et surtout s'écartant de l'ordonnance. Or, la conformité avec cette ordonnance est primordiale pour la formation au tir des cadets, futurs soldats. Argument supplémentaire : le fusil des cadets pourra servir d'arme de guerre. Le Conseil fédéral développe longuement ce raisonnement dans son message à l'Assemblée fédérale du 26 novembre 1897. Celle-ci accepte le projet et subventionne par 30 F - sur un coût total de 73 F - l'acquisition du fusil de cadets, modèle 1897 (à un coup) qui possède les mêmes caractéristiques que le fusil 1889-1896. Le programme de tir officiel, daté du 19 avril 1901, prévoit au minimum 30 heures d'exercices.

LE FUSIL COURT, MODÈLE 1889-1900

Lorsque le fusil modèle 1889 sort des ateliers fédéraux, cette arme si nouvelle - et assez remarquable pour son temps - doit être remise à l'infanterie, bien sûr, mais aussi à la cavalerie et aux troupes du parc et du génie. A ce groupe viennent s'ajouter bien vite les troupes de forteresse, les compagnies de l'artillerie de position, les vélocipédistes, les aérostiers. Déjà en 1893, il avait fallu donner une arme plus courte et légère aux dragons. Les compagnies spéciales demandent aussi une arme mieux adaptée pour remplacer le fusil d'infanterie, ou pour la dotation d'une arme d'épaule qu'elles n'ont pas encore.
L'avant-garde des "réclamants" pour un fusil allégé compte les chefs de l'artillerie, des troupes de forteresse et de montagne, du génie. Leurs arguments concernant la longueur (130mm) et le poids du fusil 89 sont suffisamment convainquant pour qu'un fusil court soit mis à l'étude et soumis pour approbation à l'Assemblée fédérale par le message du 27 février 1900. Cette Assemblée arrête, le 20 juin 1900:
"Art. 1 - L'artillerie de position, les troupes de forteresse, les compagnies de télégraphistes, la compagnie d'aérostiers et les vélocipédistes sont armés d'un fusil court, du calibre de 7,5 mm, et dont le système de fermeture et la munition sont analogues à ceux du fusil d'infanterie, modèle 1889-1896. Cette nouvelle arme portera le nom de fusil court, modèle 1889-1900."
Ce texte montre que la nouvelle arme n'est pas prévue pour les artilleurs de campagne et de montagne, pas plus que pour le parc. Il faut attendre le résultat des recherches sur le nouveau pistolet pour que soit choisi l'armement personnel de ces troupes.

LE MOUSQUETON DE CAVALERIE, MODÈLE 1905

Donc, la cavalerie helvétique a en main le mousqueton Mannlicher, modèle 1893, dont le principal défaut réside dans la culasse différente de celle des armes dérivées du modèle de 1889. C'est à l'école de tir de Wallenstadt qu'incombe l'essai de nouveaux types: fusil 89/96 avec "poignée identique à celle du pistolet" et mousqueton de cavalerie. Pour celui-ci, on lit dans le rapport de gestion du Conseil fédéral pour l'année 1905 : "...les essais de mousquetons avec culasse du fusil 89/96 (c'est nous qui soulignons) ont été terminés. Le nouveau mousqueton pourra être remis en 1906 aux recrues de cavalerie", dotation faite ainsi que le confirme le rapport de gestion de 1906 "...les essais de mousquetons avec culasse de fusil modèle 1889-1896 ayant été terminés en 1905, les recrues de cavalerie ont reçu cette nouvelle arme en 1906 pour la première fois" . Il est curieux de constater la constance des textes officiels: "avec culasse du fusil". Ceux-ci semblent vouloir effacer l'erreur d'essais acceptés en 1893 avec une culasse "étrangère".
La fabrique fédérale d'armes, chargée de la construction, a été rapide ainsi que l'indique le rapport de gestion du Conseil fédéral de 1907 : "...le réarmement de la cavalerie au moyen du mousqueton, modèle 1905. avec culasse de fusil, commencé en 1906. s'est poursuivi en 1907" . Cette année-là, la Fabrique fédérale livre à l'administration militaire 2 700 mousquetons. Ce mousqueton de cavalerie présente quelques particularités : la bretelle est maintenue contre le flanc de l'arme, elle traverse la crosse comme dans le modèle 1893 et se retrouve maintenue par une boucle à ardillon de l'autre côté du bois. Le magasin est à nervures comme celui du modèle de 1889, et l'écusson est muni d'une échancrure à chaque extrémité pour le passage de la nervure. Le fût accompagne le canon jusqu'à la bouche, caractéristique de l'arme de cavalerie suisse. Le sabre de cavalier est accroché à la selle, à gauche et un peu en arrière. Le mousqueton est suspendu à la selle à droite, dans un fourreau de cuir qui le reçoit entièrement.
Les textes d'acceptation n'ont pas été publiés; la décision résulte du procès-verbal de la séance du Conseil fédéral du 10 octobre 1905 qui, en allemand, rappelle en quelques lignes les caractéristiques de l'arme, et précise : "...II est décidé d'accepter l'introduction du nouveau modèle de mousqueton comme arme d'ordonnance 1905." (Es wird beschlossen, die Einfürung des neuen Karabinermodells als Ordonnanz 1905 zu bewilligen).
L'approbation du modèle définitif est précisée par le procès-verbal de la séance du Conseil fédéral du mardi 19 mars 1907, en trois lignes: "...les dessins du modèle du mousqueton 1905 qui, dans les troupes de cavalerie, a fait ses preuves, est déclaré arme d'ordonnance 1905."

 Mousqueton de cavalerie modèle 1893Fusil modèle 1889-1896Fusil de cadet modèle 1897Fusil court modèle 1889/1900Mousqueton de cavalerie modèle 1905
Longueur totale1 210mm1 300mm1 112mm1 140mm1 070 mm
Longueur du canon550 mm780mm590 mm590 mm550 mm
Calibre7,5 mm7,5 mm7,5 mm7,5 mm7,5 mm
Rayures3 : largeur 3,8 mm, profondeur 0,125 mm, un tour sur 270 mm.3 : largeur 3,6 mm, profondeur 0,125mm3 : largeur 3,8 mm, profondeur 0,125mm. un tour sur 270mm3 : largeur 3,8 mm, profondeur0,125 mm, un tour sur 270mm3: largeur 3,6mm, profondeur 0,125 mm. un tour sur 270 mm
Hausse à joueAu fond, l'encoche de visée. Fixe pour 300 m. A l'avant la planche de hausse supporte le feuillet (rabattable) pour 400 m. Levé, ce feuillet sert pour le tir jusqu'à 1 200 m. Les graduations de 500 à 1 200 m sont marquées sur la tranche de la joue gauche de 100 en 100 mètres. Pour la distance de 1 200 m, l'encoche de visée domine le canon de 34 mmGraduée jusqu'à 2 000 mètres. Pour cette distance, l'encoche de visée domine le dessus du canon de 83 mm (Avec le Vetterli 1881 : 94mm pour la visée à 1 600 mètres).Graduée sur la tranche de la joue gauche de 300 à 1200m de 100 en 100 mètres (munition normale). Sur la Joue droite de 200 à 400 m (pour munition à charge réduite). Pour la distance de 1 200 m, l'encoche de visée domine le canon de 34 mm.Graduée sur la tranche de la joue gau-che de 300 à 1 200 mètres, de 100 en 100 mètresGraduée Jusqu'à 1 500m
Magasin6 cartouches12 cartouches1 cartouche6 cartouches6 cartouches
PoidsTotal sans bretelle : 2 945 gAvec bretelle et couvre-canon : 4 650 g. (modèle 1889: 4820g).3380gTotal sans bretelle: 3690g3600g
 Vitesse initiale: 560 m/s. La bretelle de transport est maintenue sur le flanc de l'arme. Il a été construit en Suisse, par la Société industrielle suisse à Neuhausen 7 750 mousquetons modèle 1893Un tour sur 270mm. La numérotation s'étend de 212001 à 349000, ce qui représente une fa-brication de 137000 exemplairesSystème de fermeture à verrou, identique au modèle 1889-1896. Semblable à celle du fusil court modèle 1889/1900. Construction : Fabrique fédérale d'armes à Berne. Numérotation de 1 à 7000Culasse et boîte de culasse exactement semblables à celles du fusil 1889-1896. Constructeur : Fabrique fédérale d'armes à Berne, Numérotation : de 1 à 18750. Vitesse initiale : 580 m/s. Baïonnette d'estoc : à 4 carréesConstruction : Fabrique fédérale d'armes à Berne. Numérotation : 1 à 7900. Ces mousquetons ont été "transformés" en modèle 1911. Il en subsiste cinq exemplaires originaux connus î

Munition. - La cartouche n'a pas été modifiée: c'est toujours celle du fusil 1889. Rappelons-en les principales caractéristiques:
Longueur totale : 77,5 mm. Poids total : 27,5g. Poids de la balle: 13,7g. Longueur de la balle : 28,7 mm. Plomb durci : 99 % + 1 % d'antimoine. Pointe : arrondie, recouverte d'une calotte d'acier sur 11 mm. Enveloppe de papier. A l'arrière de la balle est ménagée une cavité conique de 3 mm de profondeur. Poids de la charge: 2g de PC 88. Etui en laiton : longueur : 53,7 mm. Vitesse à 25m de la bouche: 600 m/s. Boîte-chargeur : en carton de 6 cartouches.

 
 

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